Manon se retrouva sur le seuil de la porte de sa chambre, son sac à dos sur les épaules, son manteau boutonné et sa queue-de-cheval bien haute comme elle aimait qu’elle fut positionnée. Elle eut un moment d’hésitation, se demandant si elle n’allait pas repartir pour un ailleurs inconnu, une aventure pittoresque semée d’embûches et de rencontres palpitantes. Mais non, elle restait là, sur le pas de la porte et dans son for intérieur elle sut pourquoi. Sa colère avait disparu. Ses reproches s’étaient évanouis et ses inquiétudes envolées. Pour la première fois depuis longtemps elle se sentait apaisée, même de bonne humeur. Une idée lui traversa alors la tête ! Elle jeta son manteau sur une patère, se déchaussa rapidement, lâcha son sac à dos au pied de son bureau et s’assit sur sa chaise après avoir saisi un paquet d’enveloppes. Sur chacune d’elle elle inscrit un nom mon papa, ma maman, mon beau-père, ma belle-mère, mon petit frère, mon frère, ma sœur. Puis elle choisit plusieurs feuilles de couleurs et sur chacune elle écrivit le même texte Parce que l’amour se multiplie, je vous invite à participer à un grand petit-déjeuner qui réunira toute ma famille. J’espère qu’il sera joyeux, amusant, bruyant et restera pour chacun d’entre nous un merveilleux souvenir ! Manon » Elle mit chacune des invitations dans chacune des enveloppes, posa le tout sur son bureau puis alla confortablement s’installer dans son lit. Elle savait que pour la première fois depuis longtemps, ses rêves seraient merveilleux et qu’elle y retrouverait des amis venus des quatre coins du monde, avec qui elle partagerait à nouveau d’inoubliables moments et de précieux conseils. » FIN
Ellevit avec son conjoint Éric depuis 3 ans Mais elle a aussi d'autres partenaires, qui ont eux aussi d'autres partenaires. Pour Isabelle : l'amour, ça se multiplie et ça s'additionne, ça ne se divise ni ne se soustrait pas! Écoutez le balado ci-dessous. Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021. Toute future maman d'un deuxième enfant a entendu ce dicton pour le moins rassurant quand, prise de doutes, elle ose demander si le second enfant sera autant aimé que le premier. J'ai toujours cru que c'était une phrase un peu trop bien ficelée, qui tourne un peu les coins ronds. Un peu comme quand on balaie la douleur de l'accouchement du revers de la main, clamant On oublie tout à la minute qu'ils sont dans nos bras».Deux semaines post-partum, je vous le confirme Non, je n'ai pas oublié la douleur de l'accouchement. Et non, je n'aime pas également mes deux filles. Du moins, pas encore. Ça ne m'inquiète pas plus que ça. Pour moi, le contraire aurait été étonnant. Après tout, ma première a été le centre de mon univers pendant plus de trois ans. Sa grossesse a été ponctuée de cours prénataux, de tableaux Pinterest pour des décos de chambre, d'un énorme baby shower, de magasinage intensif, d'applications Iphone détaillant l'évolution du deuxième grossesse elle, je l'ai passée à courir après un terrible-two chantant Let it go à tue-tête. Outre ces considérations matérielles, ma première m'a propulsée vitesse grand V dans un tourbillon d'émotions dont je ne soupçonnais même pas l'existence. De baby blues à rires hystériques, j'ai été prise de court par cet amour aussi puissant qu'inconditionnel surgissant du fin fond de mes entrailles. Ma vie, mes valeurs, mes objectifs, ma vision du monde tout a été ans plus tard, je suis beaucoup plus sereine dans ce nouveau chapitre de la maternité. Plus heureuse, aussi. L'amour est moins foudroyant, mais plus assuré, plus apaisant. Mes inquiétudes sont moins superficielles. Ce que je ressens pour mon nouveau-né aujourd'hui, c'est un solide instinct de protection. C'est une fierté incroyable. C'est une gratitude infinie pour ce trésor que je crois à peine tous les jours, l'amour que je ressens pour elle grandit, s'affirme et s'épanouit. Un peu plus haut, un peu plus fort. Un jour, une courte nuit à la fois. Et je ne m'inquiète pas très bientôt, elle viendra rejoindre sa grande sœur sur la première marche du podium de mon cœur. Quant à la douleur de l'accouchement, elle finira également par fondre dans le brouillard de ma mémoire. Et je finirai pas dire moi aussi, que ce n'était pas si pire que ça... ! Before You GoPopular in the CommunityCet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support