LeRN (89 siÚges) et la Nupes (131 siÚges) réalisent une percée à l'Assemblée nationale, au détriment de la majorité présidentielle Ensemble !
LOI D’ORIENTATION ET DE PROGRAMME POUR L’AVENIR DE L’ÉCOLE LOI D’ORIENTATION ET DE PROGRAMME POUR L’AVENIR DE L’ÉCOLE L. n° 2005-380 du 23-4-2005. JO du 24-4-2005 NOR MENX0400282L RLR 190-1 Ă  190-9 MEN - DESCO L’AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat ont adoptĂ©, Vu la dĂ©cision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005 ; Le PrĂ©sident de la RĂ©publique promulgue la loi dont la teneur suit Article 1Les livres Ier, II, III, IV, VI, VII et IX du code de l’éducation sont modifiĂ©s conformĂ©ment aux dispositions des titres Ier et II de la prĂ©sente loi. TITRE I - DISPOSITIONS GÉNÉRALES Chapitre Ier - Principes gĂ©nĂ©raux de l’éducation Article 2 I - AprĂšs le premier alinĂ©a de l’article L. 111-1 du code de l’éducation, sont insĂ©rĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission premiĂšre Ă  l’école de faire partager aux Ă©lĂšves les valeurs de la RĂ©publique. Dans l’exercice de leurs fonctions, les personnels mettent en Ɠuvre ces valeurs.” II - Le troisiĂšme alinĂ©a du mĂȘme article est ainsi rĂ©digĂ© “Pour garantir ce droit dans le respect de l’égalitĂ© des chances, des aides sont attribuĂ©es aux Ă©lĂšves et aux Ă©tudiants selon leurs ressources et leurs mĂ©rites. La rĂ©partition des moyens du service public de l’éducation tient compte des diffĂ©rences de situation, notamment en matiĂšre Ă©conomique et sociale.” Article 3 L’article L. 111-3 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 111-3 - Dans chaque Ă©cole, collĂšge ou lycĂ©e, la communautĂ© Ă©ducative rassemble les Ă©lĂšves et tous ceux qui, dans l’établissement scolaire ou en relation avec lui, participent Ă  l’accomplissement de ses missions. Elle rĂ©unit les personnels des Ă©coles et Ă©tablissements, les parents d’élĂšves, les collectivitĂ©s territoriales ainsi que les acteurs institutionnels, Ă©conomiques et sociaux, associĂ©s au service public de l’éducation.” Article 4 Le dernier alinĂ©a de l’article L. 113-1 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par les mots “et dans les rĂ©gions d’outre-mer”. Article 5 Dans la deuxiĂšme phrase de l’article L. 121-1 du code de l’éducation, aprĂšs le mot “favoriser”, sont insĂ©rĂ©s les mots “la mixitĂ© et”. Article 6 La deuxiĂšme phrase de l’article L. 121-1 du code de l’éducation est complĂ©tĂ©e par les mots “notamment en matiĂšre d’orientation”. Article 7 I - L’article L. 122-1 du code de l’éducation devient l’article L. 131-1-1. II - [Dispositions dĂ©clarĂ©es non conformes Ă  la Constitution par la dĂ©cision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005.] Article 8 I - Dans les articles L. 131-10, L. 312-15, L. 442-2 et L. 442-3 du code de l’éducation, la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1” est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1-1”. II - Au second alinĂ©a de l’article 227-17-1 du code pĂ©nal, les mots “l’article L. 131-10” sont remplacĂ©s par les mots “les articles L. 131-1-1 et L. 131-10”. Article 9 AprĂšs l’article L. 122-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 122-1-1 ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 122-1-1 - La scolaritĂ© obligatoire doit au moins garantir Ă  chaque Ă©lĂšve les moyens nĂ©cessaires Ă  l’acquisition d’un socle commun constituĂ© d’un ensemble de connaissances et de compĂ©tences qu’il est indispensable de maĂźtriser pour accomplir avec succĂšs sa scolaritĂ©, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et rĂ©ussir sa vie en sociĂ©tĂ©. Ce socle comprend - la maĂźtrise de la langue française ; - la maĂźtrise des principaux Ă©lĂ©ments de mathĂ©matiques ; - une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyennetĂ© ; - la pratique d’au moins une langue vivante Ă©trangĂšre ; - la maĂźtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication. Ces connaissances et compĂ©tences sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret pris aprĂšs avis du Haut Conseil de l’éducation. L’acquisition du socle commun par les Ă©lĂšves fait l’objet d’une Ă©valuation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolaritĂ©. Le Gouvernement prĂ©sente tous les trois ans au Parlement un rapport sur la maniĂšre dont les programmes prennent en compte le socle commun et sur la maĂźtrise de celui-ci par les Ă©lĂšves au cours de leur scolaritĂ© obligatoire. ParallĂšlement Ă  l’acquisition du socle commun, d’autres enseignements sont dispensĂ©s au cours de la scolaritĂ© obligatoire.” Article 10 L’article L. 122-2 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “Tout mineur non Ă©mancipĂ© dispose du droit de poursuivre sa scolaritĂ© au-delĂ  de l’ñge de seize ans. Lorsque les personnes responsables d’un mineur non Ă©mancipĂ© s’opposent Ă  la poursuite de sa scolaritĂ© au-delĂ  de l’ñge de seize ans, une mesure d’assistance Ă©ducative peut ĂȘtre ordonnĂ©e dans les conditions prĂ©vues aux articles 375 et suivants du code civil afin de garantir le droit de l’enfant Ă  l’éducation.”Article 11 L’article L. 131-2 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “Un service public de l’enseignement Ă  distance est organisĂ© notamment pour assurer l’instruction des enfants qui ne peuvent ĂȘtre scolarisĂ©s dans une Ă©cole ou dans un Ă©tablissement scolaire.” Article 12 [Dispositions dĂ©clarĂ©es non conformes Ă  la Constitution par la dĂ©cision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005.] Chapitre II - L’administration de l’éducation Article 13 Dans la seconde phrase de l’article L. 216-4 du code de l’éducation, les mots “dĂ©signe la collectivitĂ©â€ sont remplacĂ©s par les mots “dĂ©signe, en tenant compte du nombre d’élĂšves Ă  la charge de chacune de ces collectivitĂ©s, celle”. Article 14 Au dĂ©but du titre III du livre II du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un chapitre prĂ©liminaire ainsi rĂ©digĂ© “Chapitre prĂ©liminaire - Le Haut Conseil de l’éducation Art. L. 230-1 - Le Haut Conseil de l’éducation est composĂ© de neuf membres dĂ©signĂ©s pour six ans. Trois de ses membres sont dĂ©signĂ©s par le prĂ©sident de la RĂ©publique, deux par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, deux par le prĂ©sident du SĂ©nat et deux par le prĂ©sident du Conseil Ă©conomique et social en dehors des membres de ces assemblĂ©es. Le prĂ©sident du haut conseil est dĂ©signĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique parmi ses membres. Art. L. 230-2 - Le Haut Conseil de l’éducation Ă©met un avis et peut formuler des propositions Ă  la demande du ministre chargĂ© de l’éducation nationale sur les questions relatives Ă  la pĂ©dagogie, aux programmes, aux modes d’évaluation des connaissances des Ă©lĂšves, Ă  l’organisation et aux rĂ©sultats du systĂšme Ă©ducatif et Ă  la formation des enseignants. Ses avis et propositions sont rendus publics. Art. L. 230-3 - Le Haut Conseil de l’éducation remet chaque annĂ©e au PrĂ©sident de la RĂ©publique un bilan, qui est rendu public, des rĂ©sultats obtenus par le systĂšme Ă©ducatif. Ce bilan est transmis au Parlement.” Article 15 L’article L. 311-5 du code de l’éducation est abrogĂ© Ă  compter de l’installation du Haut Conseil de l’éducation. Chapitre III - L’organisation des enseignements scolaires Article 16 AprĂšs l’article L. 311-3 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 311-3-1 ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 311-3-1 - À tout moment de la scolaritĂ© obligatoire, lorsqu’il apparaĂźt qu’un Ă©lĂšve risque de ne pas maĂźtriser les connaissances et les compĂ©tences indispensables Ă  la fin d’un cycle, le directeur d’école ou le chef d’établissement propose aux parents ou au responsable lĂ©gal de l’élĂšve de mettre conjointement en place un programme personnalisĂ© de rĂ©ussite Ă©ducative.” Article 17 L’article L. 311-7 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “Au terme de chaque annĂ©e scolaire, Ă  l’issue d’un dialogue et aprĂšs avoir recueilli l’avis des parents ou du responsable lĂ©gal de l’élĂšve, le conseil des maĂźtres dans le premier degrĂ© ou le conseil de classe prĂ©sidĂ© par le chef d’établissement dans le second degrĂ© se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolaritĂ© de l’élĂšve. S’il l’estime nĂ©cessaire, il propose la mise en place d’un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d’un programme personnalisĂ© de rĂ©ussite Ă©ducative.” Article 18 Dans la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a de l’article L. 312-15 du code de l’éducation, aprĂšs les mots “une formation”, sont insĂ©rĂ©s les mots “aux valeurs de la RĂ©publique,”. Article 19 AprĂšs la section 3 bis du chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© une section 3 ter ainsi rĂ©digĂ©e “Section 3 ter - L’enseignement des langues vivantes Ă©trangĂšres Art. L. 312-9-2 - Il est instituĂ©, dans chaque acadĂ©mie, une commission sur l’enseignement des langues, placĂ©e auprĂšs du recteur. Celle-ci comprend des reprĂ©sentants de l’administration, des personnels et des usagers de l’éducation nationale, des reprĂ©sentants des collectivitĂ©s territoriales concernĂ©es et des milieux Ă©conomiques et professionnels. Cette commission est chargĂ©e de veiller Ă  la diversitĂ© de l’offre de langues, Ă  la cohĂ©rence et Ă  la continuitĂ© des parcours de langues proposĂ©s, de diffuser une information aux Ă©tablissements, aux Ă©lus, aux parents et aux Ă©lĂšves sur l’offre linguistique, d’actualiser cette offre en fonction des besoins identifiĂ©s et de vĂ©rifier l’adĂ©quation de l’offre de langues avec les spĂ©cificitĂ©s locales. Chaque annĂ©e, la commission Ă©tablit un bilan de l’enseignement et peut faire des propositions d’amĂ©nagement de la carte acadĂ©mique des langues.” Article 20 Le premier alinĂ©a de l’article L. 312-10 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Un enseignement de langues et cultures rĂ©gionales peut ĂȘtre dispensĂ© tout au long de la scolaritĂ© selon des modalitĂ©s dĂ©finies par voie de convention entre l’État et les collectivitĂ©s territoriales oĂč ces langues sont en usage.” Article 21 Dans le premier alinĂ©a de l’article L. 313-1 du code de l’éducation, les mots “et sur les professions “ sont remplacĂ©s par les mots “, sur les professions ainsi que sur les dĂ©bouchĂ©s et les perspectives professionnels” . Article 22 L’article L. 312-8 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Dans le premier alinĂ©a, les mots “Haut ComitĂ© des enseignements artistiques” sont remplacĂ©s par les mots “Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle” ; 2° Dans le premier et le deuxiĂšme alinĂ©a, les mots “des enseignements artistiques” sont remplacĂ©s par les mots “de l’éducation artistique et culturelle”, et dans le deuxiĂšme et le troisiĂšme alinĂ©a, les mots “Haut ComitĂ©â€ sont remplacĂ©s par les mots “Haut Conseil”. Article 23 Le second alinĂ©a de l’article L. 313-1 du code de l’éducation est remplacĂ© par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “L’orientation et les formations proposĂ©es aux Ă©lĂšves tiennent compte de leurs aspirations, de leurs aptitudes et des perspectives professionnelles liĂ©es aux besoins prĂ©visibles de la sociĂ©tĂ©, de l’économie et de l’amĂ©nagement du territoire. Dans ce cadre, les Ă©lĂšves Ă©laborent leur projet d’orientation scolaire et professionnelle avec l’aide des parents, des enseignants, des personnels d’orientation et des autres professionnels compĂ©tents. Les administrations concernĂ©es, les collectivitĂ©s territoriales, les organisations professionnelles, les entreprises et les associations y contribuent.” Section 1 - Enseignement du premier degrĂ© Article 24 Le premier alinĂ©a de l’article L. 321-2 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e “La mission Ă©ducative de l’école maternelle comporte une premiĂšre approche des outils de base de la connaissance, prĂ©pare les enfants aux apprentissages fondamentaux dispensĂ©s Ă  l’école Ă©lĂ©mentaire et leur apprend les principes de la vie en sociĂ©tĂ©.” Article 25 Dans la deuxiĂšme phrase du dernier alinĂ©a de l’article L. 321-3 du code de l’éducation, aprĂšs les mots “Elle offre”, sont insĂ©rĂ©s les mots “un premier apprentissage d’une langue vivante Ă©trangĂšre et”. Article 26 AprĂšs les mots â€œĂ©ducation morale et”, la fin de la derniĂšre phrase du dernier alinĂ©a de l’article L. 321-3 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ©e “offre un enseignement d’éducation civique qui comporte obligatoirement l’apprentissage de l’hymne national et de son histoire.” Article 27 L’article L. 321-4 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 321-4 - Dans les Ă©coles, des amĂ©nagements particuliers et des actions de soutien sont prĂ©vus au profit des Ă©lĂšves qui Ă©prouvent des difficultĂ©s, notamment les Ă©lĂšves atteints de troubles spĂ©cifiques du langage oral et/ou Ă©crit, telle la dyslexie. Lorsque ces difficultĂ©s sont graves et permanentes, les Ă©lĂšves reçoivent un enseignement adaptĂ©. Des amĂ©nagements appropriĂ©s sont prĂ©vus au profit des Ă©lĂšves intellectuellement prĂ©coces ou manifestant des aptitudes particuliĂšres, afin de leur permettre de dĂ©velopper pleinement leurs potentialitĂ©s. La scolaritĂ© peut ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©e en fonction du rythme d’apprentissage de l’élĂšve. Des actions particuliĂšres sont prĂ©vues pour l’accueil et la scolarisation des Ă©lĂšves non francophones nouvellement arrivĂ©s en France. Pour l’application des dispositions du prĂ©sent article, des Ă©tablissements scolaires peuvent se regrouper pour proposer des structures d’accueil adaptĂ©es.” Section 2 - Enseignement du second degrĂ© Article 28 AprĂšs le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 331-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “Les jurys des examens conduisant Ă  la dĂ©livrance du diplĂŽme national du brevet option internationale et du baccalaurĂ©at option internationale peuvent comprendre des membres de corps d’inspection ou d’enseignement Ă©trangers. Les jurys des baccalaurĂ©ats binationaux peuvent comprendre des membres de corps d’inspection ou d’enseignement des pays concernĂ©s.” Article 29 Le troisiĂšme alinĂ©a de l’article L. 331-1 du code de l’éducation est remplacĂ© par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “En vue de la dĂ©livrance des diplĂŽmes, il peut ĂȘtre tenu compte, Ă©ventuellement en les combinant, des rĂ©sultats d’examens terminaux, des rĂ©sultats des contrĂŽles en cours de formation, des rĂ©sultats du contrĂŽle continu des connaissances, et de la validation des acquis de l’expĂ©rience. Lorsqu’une part de contrĂŽle continu est prise en compte pour la dĂ©livrance d’un diplĂŽme national, l’évaluation des connaissances des candidats s’effectue dans le respect des conditions d’équitĂ©.” Article 30 La deuxiĂšme phrase du dernier alinĂ©a de l’article L. 331-7 du code de l’éducation est complĂ©tĂ©e par les mots “, en liaison avec les collectivitĂ©s territoriales”. Article 31 L’article L. 332-4 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par trois alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “Des amĂ©nagements appropriĂ©s sont prĂ©vus au profit des Ă©lĂšves intellectuellement prĂ©coces ou manifestant des aptitudes particuliĂšres, afin de leur permettre de dĂ©velopper pleinement leurs potentialitĂ©s. La scolaritĂ© peut ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©e en fonction du rythme d’apprentissage de l’élĂšve. Des actions particuliĂšres sont prĂ©vues pour l’accueil et la scolarisation des Ă©lĂšves non francophones nouvellement arrivĂ©s en France. Pour l’application des dispositions du prĂ©sent article, des Ă©tablissements scolaires peuvent se regrouper pour proposer des structures d’accueil adaptĂ©es.” Article 32 AprĂšs l’article L. 332-5 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 332-6 ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 332-6 - Le diplĂŽme national du brevet sanctionne la formation acquise Ă  l’issue de la scolaritĂ© suivie dans les collĂšges ou dans les classes de niveau Ă©quivalent situĂ©es dans d’autres Ă©tablissements. Il atteste la maĂźtrise des connaissances et des compĂ©tences dĂ©finies Ă  l’article L. 122-l-1, intĂšgre les rĂ©sultats de l’enseignement d’éducation physique et sportive et prend en compte, dans des conditions dĂ©terminĂ©es par dĂ©cret, les autres enseignements suivis par les Ă©lĂšves selon leurs capacitĂ©s et leurs intĂ©rĂȘts. Il comporte une note de vie scolaire. Des mentions sont attribuĂ©es aux laurĂ©ats qui se distinguent par la qualitĂ© de leurs rĂ©sultats. Des bourses au mĂ©rite, qui s’ajoutent aux aides Ă  la scolaritĂ© prĂ©vues au titre III du livre V, sont attribuĂ©es, sous conditions de ressources et dans des conditions dĂ©terminĂ©es par dĂ©cret, aux laurĂ©ats qui obtiennent une mention ou Ă  d’autres Ă©lĂšves mĂ©ritants.” Article 33 AprĂšs le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 335-1 du code de l’éducation, sont insĂ©rĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “Un label de “lycĂ©e des mĂ©tiers peut ĂȘtre dĂ©livrĂ© par l’État aux Ă©tablissements d’enseignement qui remplissent des critĂšres dĂ©finis par un cahier des charges national. Ces Ă©tablissements comportent notamment des formations technologiques et professionnelles dont l’identitĂ© est construite autour d’un ensemble cohĂ©rent de mĂ©tiers. Les enseignements y sont dispensĂ©s en formation initiale sous statut scolaire, en apprentissage et en formation continue. Ils prĂ©parent une gamme Ă©tendue de diplĂŽmes et titres nationaux allant du certificat d’aptitude professionnelle aux diplĂŽmes d’enseignement supĂ©rieur. Ces Ă©tablissements offrent Ă©galement des services de validation des acquis de l’expĂ©rience. Les autres caractĂ©ristiques de ce cahier des charges, ainsi que la procĂ©dure et la durĂ©e de dĂ©livrance du label de “lycĂ©e des mĂ©tiers sont dĂ©finies par dĂ©cret. La liste des Ă©tablissements ayant obtenu le label est rĂ©guliĂšrement publiĂ©e par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l’éducation nationale.” Chapitre IV - Dispositions relatives aux Ă©coles et aux Ă©tablissements d’enseignement scolaire Article 34 I - Au dĂ©but du livre IV du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un titre prĂ©liminaire ainsi rĂ©digĂ© “Titre prĂ©liminaire - Dispositions communes Art. L. 401-1 - Dans chaque Ă©cole et Ă©tablissement d’enseignement scolaire public, un projet d’école ou d’établissement est Ă©laborĂ© avec les reprĂ©sentants de la communautĂ© Ă©ducative. Le projet est adoptĂ©, pour une durĂ©e comprise entre trois et cinq ans, par le conseil d’école ou le conseil d’administration, sur proposition de l’équipe pĂ©dagogique de l’école ou du conseil pĂ©dagogique de l’établissement pour ce qui concerne sa partie pĂ©dagogique. Le projet d’école ou d’établissement dĂ©finit les modalitĂ©s particuliĂšres de mise en Ɠuvre des objectifs et des programmes nationaux et prĂ©cise les activitĂ©s scolaires et pĂ©riscolaires qui y concourent. Il prĂ©cise les voies et moyens qui sont mis en Ɠuvre pour assurer la rĂ©ussite de tous les Ă©lĂšves et pour associer les parents Ă  cette fin. Il dĂ©termine Ă©galement les modalitĂ©s d’évaluation des rĂ©sultats atteints. Sous rĂ©serve de l’autorisation prĂ©alable des autoritĂ©s acadĂ©miques, le projet d’école ou d’établissement peut prĂ©voir la rĂ©alisation d’expĂ©rimentations, pour une durĂ©e maximum de cinq ans, portant sur l’enseignement des disciplines, l’interdisciplinaritĂ©, l’organisation pĂ©dagogique de la classe, de l’école ou de l’établissement, la coopĂ©ration avec les partenaires du systĂšme Ă©ducatif, les Ă©changes ou le jumelage avec des Ă©tablissements Ă©trangers d’enseignement scolaire. Ces expĂ©rimentations font l’objet d’une Ă©valuation annuelle. Le Haut Conseil de l’éducation Ă©tablit chaque annĂ©e un bilan des expĂ©rimentations menĂ©es en application du prĂ©sent article. Art. L. 401-2 - Dans chaque Ă©cole et Ă©tablissement d’enseignement scolaire public, le rĂšglement intĂ©rieur prĂ©cise les conditions dans lesquelles est assurĂ© le respect des droits et des devoirs de chacun des membres de la communautĂ© Ă©ducative.” II - L’article L. 411-2 du mĂȘme code est abrogĂ©. Article 35 AprĂšs la premiĂšre phrase de l’article L. 411-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© une phrase ainsi rĂ©digĂ©e “Un dĂ©cret en Conseil d’État fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spĂ©cifiques des directeurs d’école maternelle et Ă©lĂ©mentaire.” Article 36 L’article L. 421-4 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “4° Il se prononce sur le contrat d’objectifs conclu entre l’établissement et l’autoritĂ© acadĂ©mique, aprĂšs en avoir informĂ© la collectivitĂ© territoriale de rattachement. Le conseil d’administration peut dĂ©lĂ©guer certaines de ses attributions Ă  une commission permanente.” Article 37 Le second alinĂ©a de l’article L. 421-7 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Les collĂšges, lycĂ©es et centres de formation d’apprentis, publics et privĂ©s sous contrat, relevant de l’éducation nationale, de l’enseignement agricole ou d’autres statuts, peuvent s’associer au sein de rĂ©seaux, au niveau d’un bassin de formation, pour faciliter les parcours scolaires, permettre une offre de formation cohĂ©rente, mettre en Ɠuvre des projets communs et des politiques de partenariats, en relation avec les collectivitĂ©s territoriales et leur environnement Ă©conomique, culturel et social.” Article 38 L’article L. 421-5 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 421-5 - Dans chaque Ă©tablissement public local d’enseignement, est instituĂ© un conseil pĂ©dagogique. Ce conseil, prĂ©sidĂ© par le chef d’établissement, rĂ©unit au moins un professeur principal de chaque niveau d’enseignement, au moins un professeur par champ disciplinaire, un conseiller principal d’éducation et, le cas Ă©chĂ©ant, le chef de travaux. Il a pour mission de favoriser la concertation entre les professeurs, notamment pour coordonner les enseignements, la notation et l’évaluation des activitĂ©s scolaires. Il prĂ©pare la partie pĂ©dagogique du projet d’établissement.” Article 39 Sur proposition de leur chef d’établissement, les lycĂ©es d’enseignement technologique ou professionnel peuvent mener, pour une durĂ©e maximum de cinq ans, une expĂ©rimentation permettant au conseil d’administration de dĂ©signer son prĂ©sident parmi les personnalitĂ©s extĂ©rieures Ă  l’établissement siĂ©geant en son sein. Cette expĂ©rimentation donnera lieu Ă  une Ă©valuation. Article 40 Le dernier alinĂ©a 5° du I de l’article L. 241-4 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e “Toutefois, les dĂ©lĂ©guĂ©s dĂ©partementaux de l’éducation nationale ne peuvent exercer leur mission que dans des Ă©tablissements autres que ceux de leur commune ou, Ă  Paris, Lyon et Marseille, de leur arrondissement de rĂ©sidence.” Article 41 L’article L. 422-3 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “L’École supĂ©rieure des arts appliquĂ©s aux industries de l’ameublement et d’architecture intĂ©rieure Boulle, l’École supĂ©rieure des arts appliquĂ©s DuperrĂ© et l’École supĂ©rieure des arts et industries graphiques Estienne sont transformĂ©es en Ă©tablissements publics locaux d’enseignement, conformĂ©ment aux dispositions de l’article L. 421-1, Ă  la demande de la commune de Paris. Par dĂ©rogation aux dispositions de l’article L. 214-6, la commune de Paris assume la charge de ces Ă©tablissements. Elle exerce au lieu et place de la rĂ©gion les compĂ©tences dĂ©volues par le prĂ©sent code Ă  la collectivitĂ© de rattachement.”Chapitre V - Dispositions relatives aux formations supĂ©rieures et Ă  la formation des maĂźtres Article 42 Le premier alinĂ©a de l’article L. 614-1 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par les mots “, et du respect des engagements europĂ©ens”.Article 43 I - L’intitulĂ© du titre II du livre VI du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Les formations universitaires gĂ©nĂ©rales et la formation des maĂźtres”. II - Le mĂȘme titre est complĂ©tĂ© par un chapitre V ainsi rĂ©digĂ© “Chapitre V - Formation des maĂźtres Art. L. 625-1 - La formation des maĂźtres est assurĂ©e par les instituts universitaires de formation des maĂźtres. Ces instituts accueillent Ă  cette fin des Ă©tudiants prĂ©parant les concours d’accĂšs aux corps des personnels enseignants et les stagiaires admis Ă  ces concours. La formation dispensĂ©e dans les instituts universitaires de formation des maĂźtres rĂ©pond Ă  un cahier des charges fixĂ© par arrĂȘtĂ© des ministres chargĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur et de l’éducation nationale aprĂšs avis du Haut Conseil de l’éducation. Elle fait alterner des pĂ©riodes de formation thĂ©orique et des pĂ©riodes de formation pratique.” Article 44 Dans la premiĂšre phrase du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 713-9 du code de l’éducation, aprĂšs les mots “personnalitĂ©s extĂ©rieures”, sont insĂ©rĂ©s les mots “, dont un ou plusieurs reprĂ©sentants des acteurs Ă©conomiques”. Article 45 I - Les deux premiers alinĂ©as de l’article L. 721-1 du code de l’éducation sont remplacĂ©s par trois alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s “Les instituts universitaires de formation des maĂźtres sont rĂ©gis par les dispositions de l’article L. 713-9 et sont assimilĂ©s, pour l’application de ces dispositions, Ă  des Ă©coles faisant partie des universitĂ©s. Des conventions peuvent ĂȘtre conclues, en tant que de besoin, avec d’autres Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur. D’ici 2010, le ComitĂ© national d’évaluation des Ă©tablissements publics Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel procĂšde Ă  une Ă©valuation des modalitĂ©s et des rĂ©sultats de l’intĂ©gration des instituts universitaires de formation des maĂźtres au sein des universitĂ©s, notamment au regard des objectifs qui leur sont fixĂ©s.” II - L’article L. 721-3 du mĂȘme code est 46 Dans l’article L. 721-2 du code de l’éducation, aprĂšs les mots “peuvent organiser”, les mots “, Ă  titre expĂ©rimental,” sont supprimĂ©s. Chapitre VI - Dispositions relatives au personnel enseignant Article 47 L’article L. 912-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Le deuxiĂšme alinĂ©a est complĂ©tĂ© par les mots “et aux formations par apprentissage” ; 2° AprĂšs le deuxiĂšme alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “Ils contribuent Ă  la continuitĂ© de l’enseignement sous l’autoritĂ© du chef d’établissement en assurant des enseignements complĂ©mentaires.” Article 48 AprĂšs l’article L. 912-1 du code de l’éducation, sont insĂ©rĂ©s trois articles L. 912-1-1 Ă  L. 912-1-3 ainsi rĂ©digĂ©s “Art. L. 912-1-1 - La libertĂ© pĂ©dagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargĂ© de l’éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrĂŽle des membres des corps d’inspection. Le conseil pĂ©dagogique prĂ©vu Ă  l’article L. 421-5 ne peut porter atteinte Ă  cette libertĂ©. Art. L. 912-1-2 - Lorsqu’elle correspond Ă  un projet personnel concourant Ă  l’amĂ©lioration des enseignements et approuvĂ© par le recteur, la formation continue des enseignants s’accomplit en prioritĂ© en dehors des obligations de service d’enseignement et peut donner lieu Ă  une indemnisation dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. Art. L. 912-1-3 - La formation continue des enseignants est prise en compte dans la gestion de leur carriĂšre.” Article 49 Le premier alinĂ©a de l’article L. 913-1 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e “Ils jouent un rĂŽle Ă©ducatif en liaison avec les enseignants.” Article 50 L’article L. 932-2 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 932-2 - Dans les Ă©tablissements publics locaux d’enseignement, il peut ĂȘtre fait appel Ă  des professeurs associĂ©s. Les professeurs associĂ©s sont recrutĂ©s Ă  temps plein ou Ă  temps incomplet. Ils doivent justifier d’une expĂ©rience professionnelle d’une durĂ©e de cinq ans. Ils sont recrutĂ©s par contrat, pour une durĂ©e limitĂ©e, dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret. Celui-ci dĂ©termine les conditions de prioritĂ© accordĂ©e aux demandeurs d’emploi de plus de trois mois.” Chapitre VII - Dispositions applicables Ă  certains Ă©tablissements d’enseignement Section 1 - Établissements d’enseignements privĂ©s sous contrat Article 51 L’article L. 442-20 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les rĂ©fĂ©rences “L. 311-1 Ă  L. 311-6” sont remplacĂ©es par les rĂ©fĂ©rences “L. 131-1-1, L. 230-1, L. 230-2, L. 230-3, L. 311-1 Ă  L. 311-4, L. 311-6, L. 311-7” ; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 332-4,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 332-6,”. Section 2 - Établissements français d’enseignement Ă  l’étranger Article 52 L’article L. 451-1 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 451-1 - Des dĂ©crets en Conseil d’État fixent les conditions dans lesquelles les dispositions du prĂ©sent code sont appliquĂ©es aux Ă©tablissements scolaires français Ă  l’étranger, compte tenu de leur situation particuliĂšre et des accords conclus avec des États Ă©trangers.” TITRE II - DISPOSITIONS RELATIVES À L’OUTRE-MER Chapitre Ier - Application dans les Ăźles Wallis-et-Futuna Article 53 La prĂ©sente loi est applicable dans les Ăźles Wallis-et-Futuna, Ă  l’exception des articles 4, 10, 13, 19, 20, 22, 33, 36, 38, 41, 46, 50 et 89. Article 54 Le premier alinĂ©a de l’article L. 161-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les mots “et cinquiĂšme” sont remplacĂ©s par les mots “, quatriĂšme, cinquiĂšme et septiĂšme”; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1-1,”, et aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 123-9,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1-1,”. Article 55 À l’article L. 261-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 216-10,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 230-1 Ă  L. 230-3,”. Article 56 L’article L. 371-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° La rĂ©fĂ©rence “L. 311-6” est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences “L. 311-4, L. 311-7” ; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 332-5,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 332-6,”. Article 57 L’article L. 491-1 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 491-1 - Sont applicables dans les Ăźles Wallis-et-Futuna les articles L. 401-1, L. 401-2, L. 411-1 et L. 411-3, L. 421-7 Ă  L. 421-10 et L. 423-1 Ă  L. 423-3.” Article 58 À l’article L. 681-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 624-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 625-1,”. Article 59 À l’article L. 771-1 du code de l’éducation, la rĂ©fĂ©rence “L. 721-3,” est supprimĂ©e. Article 60 À l’article L. 971-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 912-1,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 912-1-1, L. 912-1-2, L. 912-l-3,”. Chapitre II - Application Ă  Mayotte Article 61 La prĂ©sente loi est applicable Ă  Mayotte, Ă  l’exception des articles 3, 4, 13, 19, 20, 22, 33, 36, 38, 41, 42, 44, 50 et 89. Article 62 L’article L. 162-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les mots “et cinquiĂšme” sont remplacĂ©s par les mots “, quatriĂšme, cinquiĂšme et septiĂšme” ; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1-1,”, et aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1-1,”. Article 63 À l’article L. 262-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 216-10,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 230-1 Ă  L. 230-3,”. Article 64 L’article L. 372-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° La rĂ©fĂ©rence “L. 311-6” est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences “L. 311-4, L. 311-7” ; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 332-5,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 332-6,”. Article 65 L’article L. 492-1 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© “Art. L. 492-1 - Sont applicables Ă  Mayotte les articles L. 401-1, L. 401-2, L. 411-1, L. 411-3, L. 421-7 Ă  L. 421-10, L. 423-1 Ă  L. 423-3, L. 442-6, L. 442-7 et L. 463-1 Ă  L. 463-7.” Article 66 À l’article L. 682-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 624-2,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 625-1,”. Article 67 À l’article L. 772-1 du code de l’éducation, la rĂ©fĂ©rence “à L. 721-3” est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence “et L. 721-2”. Article 68 À l’article L. 972-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 912-1,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 912-1-1, L. 912-1-2, L. 912-1-3,”. Chapitre III - Application en PolynĂ©sie française Article 69 La prĂ©sente loi, Ă  l’exception des articles 4, 10, 13, 16, 17, 19, 22, 24 Ă  27, 30, 31, 33 Ă  41, 46, 50 et 89, est applicable en PolynĂ©sie française. Le dernier alinĂ©a de l’article 32 est applicable en PolynĂ©sie française sans prĂ©judice de l’exercice de leurs compĂ©tences par les autoritĂ©s locales. Article 70 L’article L. 163-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les mots “et cinquiĂšme” sont remplacĂ©s par les mots “, quatriĂšme, cinquiĂšme et septiĂšme” ; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1-1,”, et aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1-1,”. Article 71 À l’article L. 263-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 216-10,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 230-1 Ă  L. 230-3,”. Article 72 L’article L. 373-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 331-4”, sont insĂ©rĂ©s les mots “, les trois premiers alinĂ©as de l’article L. 332-6” ; 2° Il est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “Le dernier alinĂ©a de l’article L. 332-6 est applicable en PolynĂ©sie française sans prĂ©judice de l’exercice de leurs compĂ©tences par les autoritĂ©s locales.” Article 73 À l’article L. 683-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 624-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 625-1,”. Article 74 À l’article L. 773-1 du code de l’éducation, la rĂ©fĂ©rence “L. 721-3,” est supprimĂ©e. Article 75 À l’article L. 973-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 912-1,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 912-1-1, L. 912-1-2, L. 912-1-3,”. Chapitre IV - Application en Nouvelle-CalĂ©donie Article 76 La prĂ©sente loi, Ă  l’exception des articles 4, 10, 13, 19, 20, 22, 33, 35, 36, 38, 40, 41, 46, 50 et 89, est applicable en Nouvelle-CalĂ©donie sous rĂ©serve des dispositions suivantes 1° Les articles 16 et 17 sont applicables dans les Ă©tablissements d’enseignement publics et privĂ©s du second degrĂ© et dans les Ă©tablissements privĂ©s du premier degrĂ© relevant de la compĂ©tence de l’État en vertu du III de l’article 21 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie ; 2° Les articles 24 Ă  27 sont applicables dans les Ă©tablissements privĂ©s du premier degrĂ© relevant de la compĂ©tence de l’État en vertu du mĂȘme III ; 3° Le dernier alinĂ©a de l’article 32 est applicable sans prĂ©judice de l’exercice de leurs compĂ©tences par les autoritĂ©s locales ; 4° L’article 34 est applicable dans les Ă©tablissements d’enseignement publics du second degrĂ© relevant de la compĂ©tence de l’État en vertu du mĂȘme III. Article 77 L’article L. 164-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les mots “et cinquiĂšme” sont remplacĂ©s par les mots “, quatriĂšme, cinquiĂšme et septiĂšme” ; 2° AprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 122-1-1,”, et aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 131-1-1,”. Article 78 À l’article L. 264-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 216-10,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 230-1 Ă  L. 230-3,”. Article 79 L’article L. 374-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Au premier alinĂ©a, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 332-5,”, sont insĂ©rĂ©s les mots “les trois premiers alinĂ©as de l’article L. 332-6, les articles” ; 2° Au deuxiĂšme alinĂ©a, les rĂ©fĂ©rences “L. 311-3, L. 311-5” sont remplacĂ©es par la rĂ©fĂ©rence “L. 311-3-1” ; 3° Il est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “Le dernier alinĂ©a de l’article L. 332-6 est applicable en Nouvelle-CalĂ©donie sans prĂ©judice de l’exercice de leurs compĂ©tences par les autoritĂ©s locales.” Article 80 L’article L. 494-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les rĂ©fĂ©rences “L. 421-5 Ă  L. 421-7” sont remplacĂ©es par les rĂ©fĂ©rences “L. 421-6, L. 421-7” ; 2° Il est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “L’article L. 401-1 n’est applicable en Nouvelle-CalĂ©donie qu’en tant qu’il concerne les Ă©tablissements d’enseignement publics du second degrĂ©.” Article 81 À l’article L. 684-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 624-1,”, est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence “L. 625-1,”. Article 82 À l’article L. 774-1 du code de l’éducation, la rĂ©fĂ©rence “L. 721-3,” est supprimĂ©e. Article 83 À l’article L. 974-1 du code de l’éducation, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence “L. 912-1,”, sont insĂ©rĂ©es les rĂ©fĂ©rences “L. 912-l-1, L. 912-1-2, L. 912-1-3,”. TITRE III - DISPOSITIONS APPLICABLES À L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE Article 84 Dans l’article L. 810-1 du code rural, les mots “des principes dĂ©finis au” sont remplacĂ©s par le mot “du”. TITRE IV - DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES Article 85 Dans un dĂ©lai maximum de trois ans Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi, les instituts universitaires de formation des maĂźtres sont intĂ©grĂ©s dans l’une des universitĂ©s auxquelles ils sont rattachĂ©s par dĂ©cret pris aprĂšs avis du Conseil national de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche. Ce dĂ©cret prĂ©cise la date Ă  laquelle prend effet l’intĂ©gration. Une convention passĂ©e entre le recteur d’acadĂ©mie et cette universitĂ© prĂ©cise en tant que de besoin les modalitĂ©s de cette intĂ©gration. Article 86 À compter de la date de son intĂ©gration, les droits et obligations de l’institut universitaire de formation des maĂźtres sont transfĂ©rĂ©s Ă  l’universitĂ© dans laquelle il est intĂ©grĂ©. Ces transferts ne donnent lieu Ă  aucune indemnitĂ©, droits, taxes, salaires ou honoraires. Les personnels affectĂ©s Ă  l’institut sont affectĂ©s Ă  cette universitĂ©. Article 87 Les articles L. 721-1 et L. 721-3 du code de l’éducation demeurent applicables, dans leur rĂ©daction antĂ©rieure Ă  la prĂ©sente loi, aux instituts universitaires de formation des maĂźtres jusqu’à la date de leur intĂ©gration dans l’une des universitĂ©s de rattachement. Article 88 L’article 3 et l’article 29 de la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation sont abrogĂ©s. Article 89 L’article 89 de la loi n° 2004-809 du 13 aoĂ»t 2004 relative aux libertĂ©s et responsabilitĂ©s locales est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© “La contribution par Ă©lĂšve mise Ă  la charge de chaque commune ne peut ĂȘtre supĂ©rieure, pour un Ă©lĂšve scolarisĂ© dans une Ă©cole privĂ©e situĂ©e sur le territoire d’une autre commune, au coĂ»t qu’aurait reprĂ©sentĂ© pour la commune de rĂ©sidence ce mĂȘme Ă©lĂšve s’il avait Ă©tĂ© scolarisĂ© dans une de ses Ă©coles publiques ou, en l’absence d’école publique, au coĂ»t moyen des classes Ă©lĂ©mentaires publiques du dĂ©partement.” [Le rapport annexĂ© Ă  la loi n’est pas promulguĂ© en consĂ©quence de la dĂ©claration de non-conformitĂ© Ă  la Constitution de l’article 12 de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école par la dĂ©cision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005.] La prĂ©sente loi sera exĂ©cutĂ©e comme loi de l’État. Fait Ă  Paris, le 23 avril 2005 Jacques CHIRAC Par le prĂ©sident de la RĂ©publique Le Premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche François FILLON Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie Thierry BRETON Le ministre de la fonction publique et de la rĂ©forme de l’État Renaud DUTREIL Le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pĂȘche et de la ruralitĂ© Dominique BUSSEREAU La ministre de l’outre-mer Brigitte GIRARDINTravaux prĂ©paratoires ‱ AssemblĂ©e nationale - Projet de loi n° 2025 ; - Rapport de M. FrĂ©dĂ©ric Reiss, au nom de la commission des affaires culturelles, n° 2085 ; - Discussion les 15 Ă  18 fĂ©vrier 2005 et adoption, aprĂšs dĂ©claration d’urgence, le 2 mars 2005. ‱ SĂ©nat - Projet de loi, adoptĂ© par l’AssemblĂ©e nationale, n° 221 2004-2005 ; - Rapport de M. Jean-Claude Carle, au nom de la commission des affaires culturelles, n° 234 2004-2005 ; - Avis de M. GĂ©rard Longuet, au nom de la commission des finances, n° 239 2004-2005 ; - Discussion et adoption les 15, 16, 17, 18 et 19 mars 2005. ‱ AssemblĂ©e nationale - Projet de loi, modifiĂ© par le SĂ©nat en premiĂšre lecture, n° 2166 ; - Rapport de M. FrĂ©dĂ©ric Reiss, au nom de la commission mixte paritaire, n° 2167 ; - Discussion et adoption le 24 mars 2005. ‱ SĂ©nat - Rapport de M. Jean-Claude Carle, au nom de la commission mixte paritaire, n° 259 2004-2005 ; - Discussion et adoption le 24 mars 2005, texte dĂ©finitif n° 90 2004-2005. Conseil constitutionnel DĂ©cision n° 2005-512 DC du 21 avril 2005. JO du 24-4-2005. haut de page PardĂ©rogation, l’autorisation prĂ©vue Ă  l’article L. 131-5 du code de l’éducation est accordĂ©e de plein droit, pour les annĂ©es scolaires 2022-2023 et 2023-2024, aux enfants L'enquĂȘte publique prĂ©vue au deuxiĂšme alinĂ©a de l'article L. 131-4 s'effectue dans les conditions fixĂ©es par la prĂ©sente section. Un arrĂȘtĂ© du prĂ©sident du conseil dĂ©partemental dĂ©signe un commissaire enquĂȘteur ou une commission d'enquĂȘte dont il nomme le prĂ©sident. Les membres de la commission d'enquĂȘte sont en nombre impair. Le commissaire enquĂȘteur ou les membres de la commission d'enquĂȘte sont choisis sur une liste dĂ©partementale Ă©tablie annuellement en application de l'article R. 111-4 du code de l'expropriation pour cause d'utilitĂ© publique. Le mĂȘme arrĂȘtĂ© prĂ©cise 1° L'objet de l'enquĂȘte, la date Ă  laquelle celle-ci sera ouverte et sa durĂ©e qui ne peut ĂȘtre infĂ©rieure Ă  quinze jours ni supĂ©rieure Ă  deux mois ; 2° Les heures et lieux oĂč le public pourra prendre connaissance du dossier et formuler ses observations.
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promotionet au soutien de l’emploi local. JONC du 12 aoĂ»t 2010 Page 6934 ComplĂ©tĂ© par : Loi du pays n° 2010-10 du 27 juillet 2010 portant modification du code du travail de Nouvelle-CalĂ©donie. JONC du 12 aoĂ»t 2010 Page 6938 ModifiĂ© par : Loi du pays n° 2010-13 du 31 dĂ©cembre 2010 relative au dialogue social. JONC du 31 dĂ©cembre 2010
Le principe de l'obligation d'instruction, posĂ© dĂšs 1882, exige aujourd'hui que tous les enfants ĂągĂ©s de six Ă  seize ans, prĂ©sents sur le territoire national, bĂ©nĂ©ficient d'une instruction, qui peut ĂȘtre suivie, selon le choix des personnes responsables, soit dans un Ă©tablissement scolaire public, soit dans un Ă©tablissement scolaire privĂ©, soit dans la famille conformĂ©ment aux dispositions de l'article L. 131-2 du code de l'Ă©ducation. MĂȘme si la libertĂ© de choix, pour les parents, entre ces trois modes d'instruction n'a pas Ă©tĂ© remise en cause depuis l'origine, la loi a posĂ© en 1998 le principe, codifiĂ© Ă  l'article L. 131-1-1 du code de l'Ă©ducation, selon lequel l'instruction doit ĂȘtre assurĂ©e en prioritĂ© au sein des Ă©tablissements d'enseignement. Par ailleurs, il convient de rappeler que la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'Ă©cole de la RĂ©publique consacre le principe de l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Il appartient aux services acadĂ©miques de s'assurer que les parents disposent, en fonction des besoins de leur enfant, d'une information sur les diffĂ©rents dispositifs d'inclusion et de scolarisation, les parcours de formation individualisĂ©s et les amĂ©nagements personnalisĂ©s existant au sein de l'acadĂ©mie. Quel que soit le mode d'instruction, il doit avoir pour objet d'amener l'enfant, Ă  l'issue de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, Ă  la maĂźtrise de l'ensemble des exigences du socle commun. Si les parents font le choix d'instruire leur enfant dans la famille, il convient de s'assurer que l'instruction dispensĂ©e rĂ©pond Ă  cet objectif. Le dĂ©cret n° 2016-1452 du 28 octobre 2016 relatif au contrĂŽle de l'instruction dans la famille ou des Ă©tablissements d'enseignement privĂ©s hors contrat a fait Ă©voluer le cadre juridique du contrĂŽle de l'instruction dans la famille, en modifiant l'article D. 131-12 du code de l'Ă©ducation et en crĂ©ant Ă  sa suite les articles R. 131-13 et R. 131-14. La prĂ©sente circulaire a pour objet d'expliciter ce cadre et de prĂ©ciser les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre des contrĂŽles que l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation doit effectuer. La mise en Ɠuvre du contrĂŽle de l'instruction dans la famille doit faire l'objet d'une attention particuliĂšre car elle permet de garantir, d'une part pour les parents, le droit de choisir le mode d'instruction de leur enfant et, d'autre part pour l'enfant, le droit de bĂ©nĂ©ficier d'une instruction. La libertĂ© de l'enseignement, consacrĂ©e comme l'un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la RĂ©publique par le Conseil constitutionnel dĂ©cision n° 77-87 DC du 23 novembre 1977, doit s'exercer dans le respect du droit de l'enfant Ă  l'Ă©ducation dĂ©fini Ă  l'article L. 111‑1 du code de l'Ă©ducation. La libertĂ© de choix Ă©ducatif des parents doit ainsi se concilier avec le droit Ă  l'Ă©ducation reconnu Ă  l'enfant lui-mĂȘme, que l'État a le devoir de prĂ©server. La prĂ©sente circulaire abroge la circulaire n° 99-070 du 14 mai 1999 relative au renforcement du contrĂŽle de l'obligation scolaire et la circulaire n° 2011-238 du 26 dĂ©cembre 2011 modifiĂ©e par le rectificatif publiĂ© au BOEN du 5 avril 2012 relative Ă  l'instruction dans la famille. I. Cadre gĂ©nĂ©ral du rĂ©gime lĂ©gislatif et rĂ©glementaire de l'instruction dans la famille Âge de l'enfant Le rĂ©gime lĂ©gislatif et rĂ©glementaire de l'instruction dans la famille ne concerne que les enfants soumis Ă  l'obligation d'instruction, c'est-Ă -dire les enfants qui ont six ans dans l'annĂ©e civile de la rentrĂ©e scolaire considĂ©rĂ©e et qui n'ont pas seize ans rĂ©volus. Lieu de rĂ©sidence de l'enfant Tous les enfants rĂ©sidant sur le territoire français, quelle que soit leur nationalitĂ© et quel que soit leur mode d'hĂ©bergement domicile fixe ou famille itinĂ©rante et de voyageurs, peuvent ĂȘtre concernĂ©s par l'instruction dans la famille. En revanche, ce rĂ©gime ne s'applique pas aux enfants de nationalitĂ© française rĂ©sidant Ă  l'Ă©tranger. Instruction dans la famille de plusieurs enfants L'instruction dans la famille ne peut ĂȘtre organisĂ©e que pour les enfants d'une seule famille article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation modifiĂ© par la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 rĂ©formant la protection de l'enfance. En consĂ©quence, comme l'indique la circulaire n° 2015-115 du 17 juillet 2015 relative au rĂ©gime juridique applicable Ă  l'ouverture et au fonctionnement des Ă©tablissements d'enseignement scolaire privĂ©s hors contrat, dĂšs lors que des enfants d'au moins deux familles se voient dispenser collectivement un enseignement dans le cadre de la formation initiale qui conduit Ă  la maĂźtrise de l'ensemble du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture Ă  16 ans, ou Ă  la prĂ©paration d'un titre ou d'un diplĂŽme de niveau IV ou V, il y a lieu de considĂ©rer qu'ils sont scolarisĂ©s au sein d'un Ă©tablissement scolaire d'enseignement privĂ©. Ce dernier doit donc ĂȘtre dĂ©clarĂ© comme tel aux autoritĂ©s compĂ©tentes, dont les services acadĂ©miques qui l'inscrivent au rĂ©pertoire national des Ă©tablissements RNE. Dans le cas contraire, il s'agit d'un Ă©tablissement de fait dont la situation est illĂ©gale ; faute pour ses dirigeants de rĂ©gulariser la situation d'un tel Ă©tablissement, ce dernier peut ĂȘtre fermĂ© par le tribunal correctionnel qui peut condamner ses dirigeants Ă  une amende de 3 750 euros. Lien entre l'instruction dans la famille et l'enseignement Ă  distance Depuis l'intervention de la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 relative Ă  la prĂ©vention de la dĂ©linquance qui a complĂ©tĂ© l'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation, l'instruction dans la famille recouvre l'enseignement Ă  distance. Tous les enfants qui ne reçoivent pas une formation dans un Ă©tablissement scolaire au sein duquel ils sont prĂ©sents relĂšvent dĂ©sormais de l'instruction dans la famille et sont soumis au rĂ©gime dĂ©claratif de l'instruction dans la famille ainsi qu'aux contrĂŽles du maire et de l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation. L'instruction des enfants peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans la famille dans deux cas - par choix des personnes responsables de l'enfant ; - lorsque l'enfant ne peut pas ĂȘtre scolarisĂ© dans un Ă©tablissement scolaire, l'enfant est alors inscrit au Centre national d'enseignement Ă  distance Cned en classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e. Selon que l'enfant relĂšve du premier ou du second cas de figure, les modalitĂ©s de dĂ©claration obligatoire et les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre des contrĂŽles diffĂšrent. II. L'instruction dans la famille est un choix de la famille L'instruction peut ĂȘtre dispensĂ©e par les parents, ou par l'un d'entre eux, ou par toute personne de leur choix. Aucun diplĂŽme particulier n'est requis pour assurer cet enseignement. Cependant, un certain nombre de familles sont soutenues dans leur dĂ©marche par des cours d'enseignement Ă  distance et inscrivent leurs enfants soit au Cned en inscription libre, soit dans un organisme d'enseignement Ă  distance privĂ©. Recensement des enfants qui reçoivent une instruction dans la famille Lorsque les personnes responsables d'un enfant soumis Ă  l'obligation scolaire dĂ©cident qu'elles lui feront donner l'instruction dans la famille, elles doivent faire une dĂ©claration auprĂšs, d'une part, du maire et, d'autre part, de l'inspecteur d'acadĂ©mie-directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale IA-Dasen, qui est par dĂ©lĂ©gation du recteur d'acadĂ©mie, l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation que mentionnent les textes. Le contrĂŽle de l'accĂšs Ă  un mode d'instruction Depuis la loi du 28 mars 1882, il incombe au maire d'Ă©tablir la liste des enfants soumis Ă  l'obligation scolaire sur le territoire de sa commune. En application de l'article L. 131-6 du code de l'Ă©ducation, chaque annĂ©e, Ă  la rentrĂ©e scolaire, le maire dresse la liste de tous les enfants rĂ©sidant dans sa commune et qui sont soumis Ă  l'obligation scolaire. Les personnes responsables doivent y faire inscrire les enfants dont elles ont la garde ». À cette fin, le maire peut mettre en Ɠuvre un traitement automatisĂ© de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel afin de procĂ©der au recensement des enfants en Ăąge scolaire domiciliĂ©s dans sa commune. En application de l'article R. 131-4 du code de l'Ă©ducation, le maire doit faire connaĂźtre sans dĂ©lai Ă  l'IA-Dasen les manquements Ă  l'obligation d'inscription dans une Ă©cole ou un Ă©tablissement d'enseignement ou de dĂ©claration d'instruction dans la famille prĂ©vue par l'article L. 131-5 pour les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire. La coordination entre les services dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale et les services municipaux est essentielle afin de repĂ©rer les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire qui ne sont pas inscrits dans une Ă©cole ou un Ă©tablissement d'enseignement et qui n'ont pas fait l'objet d'une dĂ©claration d'instruction dans la famille. Il importe que les maires et l'IA-Dasen aient, chacun en ce qui les concerne, une connaissance exhaustive des enfants instruits dans la famille afin de pouvoir effectuer les contrĂŽles prĂ©vus par la loi. Il est donc impĂ©ratif que l'IA-Dasen se rapproche des maires afin d'identifier les enfants qui ont fait l'objet d'une seule dĂ©claration d'instruction dans la famille, soit auprĂšs de la mairie, soit auprĂšs de la direction des services dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale DSDEN, ou, qui, n'ayant fait l'objet d'aucune dĂ©claration d'instruction dans la famille, ne sont inscrits dans aucun Ă©tablissement scolaire. Pour ce faire, l'IA-Dasen ou son dĂ©lĂ©guĂ© a le droit de prendre connaissance et copie, Ă  la mairie, de la liste des enfants d'Ăąge scolaire. Les omissions sont signalĂ©es au maire, qui en accuse rĂ©ception conformĂ©ment Ă  l'article R. 131-3 du code de l'Ă©ducation cf. annexe 1. Par ailleurs, il est nĂ©cessaire que les directions des services dĂ©partementaux tiennent rĂ©guliĂšrement Ă  jour la liste des enfants instruits dans la famille dans l'application Outil numĂ©rique pour la direction d'Ă©cole » Onde, au moyen des fonctionnalitĂ©s du menu ÉlĂšves/École virtuelle ». DĂ©marches Ă  accomplir par la famille En application de l'article L. 131-5 du code de l'Ă©ducation, les personnes responsables d'un enfant soumis Ă  l'obligation scolaire, qui n'ont pas inscrit leur enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© et qui dĂ©sirent l'instruire dans la famille, doivent chaque annĂ©e dĂ©clarer au maire de la commune de rĂ©sidence et Ă  l'IA-Dasen qu'elles lui donneront l'instruction dans la famille. Les familles qui sont soutenues dans leur dĂ©marche d'instruction dans la famille par des cours d'enseignement Ă  distance doivent Ă©galement effectuer ces dĂ©clarations, que leurs enfants soient inscrits au Cned en inscription libre, ou dans un organisme d'enseignement privĂ© qui se conforme aux dispositions des articles L. 444-1 et suivants et R. 444-1 et suivants du code de l'Ă©ducation. DĂšs lors que le maire a l'obligation de dresser la liste des enfants soumis Ă  l'obligation scolaire Ă  chaque rentrĂ©e scolaire en application de l'article L. 131-6 du code de l'Ă©ducation et que les parents doivent faire inscrire leur enfant sur cette liste en dĂ©clarant annuellement leur intention de le faire instruire dans la famille, il convient que cette dĂ©claration soit faite au plus tard Ă  la rentrĂ©e scolaire. Afin de garantir la bonne information des parents quant Ă  l'obligation de rĂ©itĂ©rer chaque annĂ©e les dĂ©clarations d'instruction dans la famille au maire et Ă  l'IA-Dasen, il est recommandĂ© que les DSDEN prennent, en amont de chaque rentrĂ©e scolaire, au plus tard en juin de l'annĂ©e scolaire en cours, l'attache des familles afin de connaĂźtre leur intention quant Ă  la poursuite ou non de ce mode d'instruction. Il est impĂ©ratif que les personnes responsables des enfants instruits dans la famille l'annĂ©e scolaire prĂ©cĂ©dente n'ayant pas renouvelĂ© leur dĂ©claration Ă  la rentrĂ©e scolaire et n'ayant pas inscrit leur enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© soient systĂ©matiquement destinataires d'un courrier de relance de l'IA-Dasen afin de connaĂźtre leur choix du mode d'instruction de leur enfant. Chaque dĂ©claration doit ĂȘtre Ă©crite. Elle indique le nom, les prĂ©noms, la date et le lieu de naissance de l'enfant, les noms et prĂ©noms des personnes responsables et leur adresse, l'adresse Ă  laquelle rĂ©side l'enfant et, si elle est diffĂ©rente de l'adresse de rĂ©sidence, celle Ă  laquelle est dispensĂ©e l'instruction. Dans le cas oĂč un changement dans le mode d'instruction intervient en cours d'annĂ©e scolaire et oĂč, par exemple, les personnes responsables d'un enfant soumis Ă  l'obligation scolaire dĂ©cident de l'instruire dans la famille, la dĂ©claration doit ĂȘtre faite dans les mĂȘmes conditions que celles dĂ©finies ci-dessus, dans les huit jours qui suivent la modification intervenue article L. 131-5 du code de l'Ă©ducation. Pour mĂ©moire, les personnes responsables d'un enfant ont Ă©galement l'obligation, en cas de changement de rĂ©sidence, de dĂ©clarer, dans un dĂ©lai de huit jours, au maire de la nouvelle commune et Ă  l'IA-Dasen du nouveau dĂ©partement qu'elles lui feront donner l'instruction dans la famille. AccusĂ© de rĂ©ception de l'IA-Dasen ConformĂ©ment aux dispositions de l'article R. 131-2 du code de l'Ă©ducation, lorsqu'il reçoit la dĂ©claration d'instruction dans la famille, l'IA-Dasen en accuse rĂ©ception, informe les intĂ©ressĂ©s des consĂ©quences du choix effectuĂ© cf. modĂšle en annexe 2 et dĂ©livre une attestation d'instruction dans la famille cf. modĂšle en annexe 3, qui pourra ĂȘtre prĂ©sentĂ©e Ă  l'organisme dĂ©biteur de prestations familiales, conformĂ©ment Ă  l'article L. 552-4 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. EnquĂȘte de la mairie L'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation confie Ă  la mairie le soin de mener une enquĂȘte sur les enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille sur le territoire de la commune. Cette enquĂȘte fait partie des missions que le maire exerce en sa qualitĂ© d'agent de l'État. Le maire ne peut donc pas s'y soustraire et le prĂ©fet du dĂ©partement se substitue au maire pour diligenter cette enquĂȘte lorsque, exceptionnellement, elle n'a pas pu ĂȘtre effectuĂ©e. Cette enquĂȘte est menĂ©e uniquement aux fins d'Ă©tablir quelles sont les raisons allĂ©guĂ©es par les personnes responsables, et s'il [...] est donnĂ© [aux enfants] une instruction dans la mesure compatible avec leur Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille ». Elle ne porte pas sur la qualitĂ© de l'instruction dispensĂ©e dont le contrĂŽle relĂšve des autoritĂ©s compĂ©tentes du ministĂšre chargĂ© de l'Ă©ducation nationale. Elle n'est pas non plus une enquĂȘte sociale. Elle peut donc ĂȘtre effectuĂ©e par des agents administratifs de la commune. Elle doit intervenir dĂšs la premiĂšre annĂ©e de la pĂ©riode d'instruction dans la famille et ĂȘtre renouvelĂ©e tous les deux ans, jusqu'Ă  l'Ăąge de seize ans. Pour qu'elle soit pleinement efficace, il est souhaitable que la premiĂšre enquĂȘte soit effectuĂ©e le plus tĂŽt possible aprĂšs la dĂ©claration. Les rĂ©sultats de l'enquĂȘte doivent ĂȘtre communiquĂ©s Ă  l'IA-Dasen qui en tirera les consĂ©quences pour le choix et la mise en Ɠuvre des contrĂŽles qui lui incombent cf. § ContrĂŽle de l'instruction dans la famille par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation Objet du contrĂŽle Le contrĂŽle porte Ă  la fois sur la rĂ©alitĂ© de l'instruction dispensĂ©e et sur les acquisitions de l'enfant et sa progression. Le contrĂŽle porte sur la rĂ©alitĂ© de l'instruction dispensĂ©e Les dispositions de l'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation prĂ©cisent que l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation doit [...] faire vĂ©rifier que l'enseignement assurĂ© est conforme au droit de l'enfant Ă  l'instruction tel qu'il est dĂ©fini Ă  l'article L. 131-1-1» du mĂȘme code, lequel article prĂ©cise que le droit de l'enfant Ă  l'instruction a pour objet de lui garantir, d'une part, l'acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des Ă©lĂ©ments de la culture gĂ©nĂ©rale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d'autre part, l'Ă©ducation lui permettant de dĂ©velopper sa personnalitĂ©, son sens moral et son esprit critique, d'Ă©lever son niveau de formation initiale et continue, de s'insĂ©rer dans la vie sociale et professionnelle, de partager les valeurs de la RĂ©publique et d'exercer sa citoyennetĂ© ». L'IA-Dasen doit faire vĂ©rifier que l'enfant reçoit bien une instruction qui a pour objet de l'amener, Ă  l'issue de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, Ă  la maĂźtrise de l'ensemble des exigences du socle commun. Le contrĂŽle porte donc sur le contenu de l'enseignement dispensĂ© et sur les compĂ©tences et connaissances acquises par l'enfant. Le contrĂŽle porte sur les acquisitions de l'enfant et sa progression Le lĂ©gislateur a renvoyĂ© Ă  un dĂ©cret la fixation du contenu des connaissances et des compĂ©tences requis des enfants instruits dans la famille. À cet effet, l'article D. 131-11 du code de l'Ă©ducation renvoie Ă  l'annexe mentionnĂ©e Ă  l'article D. 122-2 du mĂȘme code qui dĂ©termine le contenu du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture que l'enfant doit avoir acquis Ă  l'issue de la pĂ©riode d'instruction obligatoire. L'article D. 131-12 du code de l'Ă©ducation prĂ©cise que L'acquisition des connaissances et compĂ©tences est progressive et continue dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et doit avoir pour objet d'amener l'enfant, Ă  l'issue de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, Ă  la maĂźtrise de l'ensemble des exigences du socle commun. La progression retenue doit ĂȘtre compatible avec l'Ăąge de l'enfant et son Ă©tat de santĂ©, tout en tenant compte des choix Ă©ducatifs effectuĂ©s [...] ». L'objectif fixĂ© par l'article D. 131-12 est d'atteindre l'ensemble des exigences du socle commun Ă  l'issue de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire. La logique du socle commun implique cependant une acquisition progressive et continue des connaissances et des compĂ©tences par l'enfant dans chacun des cinq domaines de formation dĂ©clinĂ©s dans le socle commun. La progression de l'enfant doit par consĂ©quent ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e non Ă  la fin de l'instruction obligatoire mais tout au long de celle-ci. Afin d'apprĂ©cier la progression de l'enfant vers la maĂźtrise des domaines de connaissances et de compĂ©tences du socle commun, l'article R. 131-13 du code de l'Ă©ducation prĂ©voit que les personnes chargĂ©es du contrĂŽle de l'instruction dans la famille se rĂ©fĂšrent aux objectifs attendus Ă  la fin de chaque cycle d'enseignement qui rythme la scolaritĂ© des Ă©lĂšves des Ă©tablissements publics et privĂ©s sous contrat en tenant compte des mĂ©thodes pĂ©dagogiques retenues par les personnes responsables des enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille. Les personnes chargĂ©es du contrĂŽle et les personnes responsables de l'enfant disposent ainsi de rĂ©fĂ©rences communes pour apprĂ©cier la progression de l'enfant vers l'acquisition des compĂ©tences et des connaissances du socle commun. Il ne faut pas y voir une obligation de rĂ©sultat, mais un outil de dialogue pĂ©dagogique avec la famille permettant de vĂ©rifier que les moyens mis en Ɠuvre dans le cadre des choix Ă©ducatifs effectuĂ©s par les personnes responsables permettent Ă  l'enfant de progresser rĂ©guliĂšrement vers l'acquisition du socle commun. Cela contribue Ă  un meilleur suivi de l'Ă©volution des apprentissages de l'enfant et permet d'apprĂ©cier le degrĂ© d'acquisition de ses connaissances et compĂ©tences. Le contrĂŽle n'a pas pour objet de vĂ©rifier que le niveau de l'enfant est Ă©quivalent Ă  celui d'un enfant de mĂȘme Ăąge scolarisĂ©, compte tenu de la libertĂ© de choix laissĂ©e aux personnes responsables de l'enfant dans les mĂ©thodes pĂ©dagogiques et les modalitĂ©s de l'apprentissage. L'Ă©volution des acquisitions de l'enfant s'apprĂ©cie en fonction de la progression globale dĂ©finie et mise en Ɠuvre par les personnes responsables dans le cadre de leurs choix Ă©ducatifs tels qu'elles ont pu les prĂ©senter aux personnes chargĂ©es du contrĂŽle cf. § et, aprĂšs le premier contrĂŽle, par rapport aux contrĂŽles antĂ©rieurs, sans rĂ©fĂ©rence au niveau scolaire d'une classe d'un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© sous contrat. Le contrĂŽle doit permettre de vĂ©rifier que l'instruction dĂ©livrĂ©e Ă  l'enfant lui permet de progresser rĂ©ellement vers l'acquisition des connaissances et compĂ©tences du socle commun. En tout Ă©tat de cause, un contrĂŽle favorable ne dispense en aucun cas l'enfant de passer l'examen d'admission dans l'enseignement secondaire public prĂ©vu par l'arrĂȘtĂ© du 12 juin 1953 s'il souhaite intĂ©grer un Ă©tablissement d'enseignement public. Cas particulier d'enfant inscrit au Cned en inscription libre ou dans un organisme privĂ© d'enseignement Ă  distance Lorsqu'un enfant instruit Ă  domicile est inscrit au Cned en inscription libre ou dans un organisme privĂ© d'enseignement Ă  distance, la progression globale retenue est celle qui a Ă©tĂ© fixĂ©e par l'organisme et validĂ©e par le contrĂŽle pĂ©dagogique du ministre chargĂ© de l'Ă©ducation auquel il est soumis. Le contrĂŽle exercĂ© par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation dans le cadre de l'instruction dans la famille porte sur la rĂ©alitĂ© de l'instruction dispensĂ©e Ă  l'enfant au sein de la famille. Il doit essentiellement permettre de vĂ©rifier que les diffĂ©rents travaux prĂ©sentĂ©s ont bien Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par l'enfant et que le mode d'instruction choisi permet une progression rĂ©guliĂšre des acquisitions de l'enfant. DĂ©roulement du contrĂŽle Le contrĂŽle est individualisĂ© et spĂ©cifique Ă  chaque enfant. En application de l'article D. 131-12 du code de l'Ă©ducation, les personnes chargĂ©es du contrĂŽle doivent s'assurer que la progression retenue est compatible avec l'Ăąge de l'enfant et son Ă©tat de santĂ©, tout en tenant compte des choix Ă©ducatifs effectuĂ©s » par les personnes responsables de l'enfant. Le contrĂŽle se dĂ©roule en langue française puisqu'en vertu de l'article 1er de la loi n° 94-665 du 4 aoĂ»t 1994 relative Ă  l'emploi de la langue française, le français est la langue de l'enseignement. PrĂ©paration du contrĂŽle pĂ©dagogique Pour apprĂ©cier la qualitĂ© et le niveau de l'instruction de l'enfant, les personnes chargĂ©es du contrĂŽle peuvent s'appuyer, dans la mesure oĂč elles en disposent, sur les rĂ©sultats de l'enquĂȘte du maire ou du prĂ©fet, afin, d'une part, de connaĂźtre les raisons qui ont guidĂ© ce choix d'instruction et, d'autre part, de savoir s'il est donnĂ© Ă  l'enfant une instruction dans la mesure compatible avec son Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille. Il importe donc que les rĂ©sultats de l'enquĂȘte de la mairie soient communiquĂ©s aux services dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale. Dans le cas oĂč l'IA-Dasen constate, Ă  l'occasion d'un contrĂŽle, que l'enquĂȘte n'a pas Ă©tĂ© effectuĂ©e, il convient qu'il se rapproche du maire pour savoir si des difficultĂ©s ont Ă©tĂ© rencontrĂ©es et qu'il prenne, si nĂ©cessaire, l'attache du prĂ©fet du dĂ©partement cf. § Il est vivement recommandĂ© que les personnes chargĂ©es du contrĂŽle conseillent aux personnes responsables de l'enfant de produire, prĂ©alablement au contrĂŽle, un document explicitant leurs choix Ă©ducatifs ainsi que, dans la mesure du possible, la progression retenue. Les personnes responsables de l'enfant peuvent demander que ce document soit annexĂ© au bilan du contrĂŽle. Cet Ă©change est fortement encouragĂ© afin d'instaurer un dialogue constructif avec la famille et de faciliter la mise en place et le dĂ©roulement du contrĂŽle. Ce dialogue doit permettre d'apprĂ©hender les finalitĂ©s et le contenu de l'enseignement dispensĂ©, les mĂ©thodes pĂ©dagogiques utilisĂ©es et de prĂ©parer les exercices que l'enfant devra effectuer. À titre indicatif, le site Éduscol propose des documents d'accompagnement pour l'Ă©valuation des acquis du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et fournit des Ă©lĂ©ments d'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant Ă  la fin des cycles 2, 3 et 4. Ces documents, auxquels les personnes responsables de l'enfant peuvent se rĂ©fĂ©rer, sont des outils qui peuvent les aider Ă  dĂ©crire les Ă©lĂ©ments de la progression qu'elles ont retenue en fonction de leurs choix Ă©ducatifs. Ces documents sont disponibles aux adresses suivantes ElĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 2 ElĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 3 ElĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 4 Entretien avec les personnes responsables de l'enfant En application de l'article R. 131-14 du code de l'Ă©ducation, le contrĂŽle de l'acquisition des connaissances et des compĂ©tences se dĂ©roule sous la forme d'un entretien avec les personnes responsables de l'enfant soumis Ă  l'obligation scolaire, le cas Ă©chĂ©ant en prĂ©sence de ce dernier. Les personnes responsables de l'enfant prĂ©cisent notamment Ă  cette occasion la dĂ©marche et les mĂ©thodes pĂ©dagogiques qu'elles mettent en Ɠuvre. L'entretien a pour objet de permettre aux personnes responsables de l'enfant de prĂ©senter leurs choix Ă©ducatifs ainsi que les mĂ©thodes et supports pĂ©dagogiques retenus. Il peut ĂȘtre utile que la personne chargĂ©e de l'instruction de l'enfant, s'il ne s'agit pas des personnes responsables de l'enfant, soit prĂ©sente lors de l'entretien. Elle peut apporter des explications utiles au bon dĂ©roulement du contrĂŽle. Il importe que cet entretien soit un moment de dialogue privilĂ©giĂ© entre les personnes responsables de l'enfant et la personne chargĂ©e du contrĂŽle. Il doit permettre d'Ă©changer sur les apprentissages de l'enfant. Compte-tenu des Ă©changes qui peuvent parfois prĂ©senter un caractĂšre sensible pour l'enfant, ce dernier peut le cas Ă©chĂ©ant ne pas assister Ă  l'entretien ou n'assister qu'Ă  une partie de celui-ci. Cette dĂ©cision est prise au regard de l'intĂ©rĂȘt de l'enfant et aprĂšs un dialogue prĂ©alable entre les personnes chargĂ©es du contrĂŽle et les personnes responsables de l'enfant. Observation des diffĂ©rents travaux de l'enfant et exercices individualisĂ©s Dans la seconde partie du contrĂŽle, les diffĂ©rents travaux rĂ©alisĂ©s par l'enfant sont prĂ©sentĂ©s Ă  la personne chargĂ©e du contrĂŽle. Il s'agit en effet de vĂ©rifier la rĂ©alitĂ© de l'instruction dispensĂ©e Ă  l'enfant. ConformĂ©ment aux dispositions de l'article R. 131-14 du code de l'Ă©ducation et afin de mieux apprĂ©cier les acquisitions et, Ă  compter de la deuxiĂšme annĂ©e d'instruction dans la famille, les progrĂšs de l'enfant, des exercices Ă©crits ou oraux individualisĂ©s et adaptĂ©s, dans la mesure du possible, aux objectifs pĂ©dagogiques que les personnes responsables se sont donnĂ©s, lui sont demandĂ©s par la personne chargĂ©e du contrĂŽle. Il convient de veiller Ă  ce que les exercices et leur durĂ©e soient adaptĂ©s Ă  l'Ăąge de l'enfant et son Ă©tat de santĂ©. ModalitĂ©s d'organisation du contrĂŽle Lieu du contrĂŽle L'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation indique que le contrĂŽle a lieu notamment au domicile des parents ». Par cette disposition, le lĂ©gislateur a permis que ce contrĂŽle ne se dĂ©roule pas exclusivement Ă  leur domicile, ainsi que l'a confirmĂ© la cour administrative d'appel de Paris CAA Paris, 18 dĂ©cembre 2007, n° 07PA01764. S'il est primordial de connaĂźtre le milieu oĂč Ă©volue l'enfant, il peut ĂȘtre opportun de ne pas circonscrire le lieu de contrĂŽle au seul domicile des personnes responsables de l'enfant. Il convient par consĂ©quent d'apprĂ©cier au cas par cas, en ayant toujours en vue l'intĂ©rĂȘt de l'enfant, si le lieu du contrĂŽle doit ĂȘtre celui oĂč est dispensĂ©e l'instruction ou un autre lieu qui pourra assurer plus de sĂ©rĂ©nitĂ© et d'efficacitĂ© au contrĂŽle. À cet Ă©gard, le cas oĂč le comportement des parents rĂ©vĂšle des tentatives de faire obstacle au bon dĂ©roulement du contrĂŽle de l'instruction dispensĂ©e Ă  leur enfant peut justifier que le lieu du contrĂŽle soit fixĂ© dans les locaux de l'administration TA Limoges, 6 fĂ©vrier 2014, n° 1201087. Lorsque le contrĂŽle s'effectue en dehors du domicile, sauf impossibilitĂ© avĂ©rĂ©e pour la famille de se rendre sur le lieu de contrĂŽle fixĂ© par l'IA-Dasen, un refus de dĂ©placement Ă©quivaut Ă  une opposition de la famille au dĂ©roulement du contrĂŽle. Information prĂ©alable de la famille La famille est informĂ©e par Ă©crit de la date du contrĂŽle, du lieu oĂč il se dĂ©roulera et des fonctions de la ou des personnes qui en seront chargĂ©es. Cette information lui est adressĂ©e au minimum un mois avant la date prĂ©vue pour le contrĂŽle. Toute demande de dĂ©placement du rendez-vous par la famille doit ĂȘtre motivĂ©e par une incapacitĂ© Ă  se rendre disponible Ă  la date prĂ©vue par la direction des services dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale. C'est l'IA-Dasen qui fixe la date du contrĂŽle. NĂ©anmoins, si l'organisation du service le permet, les services de la DSDEN peuvent prendre contact avec la famille avant l'envoi de la convocation pour tenter de fixer une date qui lui convient. Qui procĂšde Ă  ce contrĂŽle ? Pour les enfants relevant du niveau primaire, l'IA-Dasen procĂšde au contrĂŽle ou dĂ©signe Ă  cette fin un inspecteur de l'Ă©ducation nationale. Pour les enfants relevant du niveau secondaire, l'IA-Dasen saisit le recteur d'acadĂ©mie pour qu'il dĂ©signe des membres des corps d'inspection. S'agissant du premier et du second degrĂ©s, les inspecteurs peuvent se faire assister, en tant que de besoin, par un psychologue de l'Ă©ducation nationale. Pour prĂ©parer et participer aux contrĂŽles, des Ă©quipes pĂ©dagogiques peuvent venir en appui des inspecteurs. À cette fin, il peut ĂȘtre fait appel aux conseillers pĂ©dagogiques et Ă  des professeurs volontaires, missionnĂ©s par l'IA-Dasen. Ils peuvent prĂ©parer les outils et les situations pĂ©dagogiques en vue du contrĂŽle et participer Ă  la rĂ©daction du bilan du contrĂŽle. En fonction des besoins, les autoritĂ©s acadĂ©miques sont invitĂ©es Ă  dĂ©velopper une mutualisation des moyens humains entre les circonscriptions d'un dĂ©partement ou entre les dĂ©partements d'une mĂȘme acadĂ©mie afin d'amĂ©liorer le calendrier et la pĂ©riodicitĂ© des contrĂŽles. FrĂ©quence du contrĂŽle Le contrĂŽle pĂ©dagogique prescrit par l'IA-Dasen a lieu au moins une fois par an, Ă  partir du troisiĂšme mois suivant la dĂ©claration d'instruction dans la famille. Il est indispensable qu'il ne soit pas trop tardif dans l'annĂ©e scolaire afin qu'il soit possible, le cas Ă©chĂ©ant, d'effectuer un deuxiĂšme contrĂŽle avant la fin de l'annĂ©e scolaire. Par ailleurs, le dĂ©lai entre les deux contrĂŽles pĂ©dagogiques doit ĂȘtre raisonnable afin de permettre aux personnes responsables de l'enfant de prendre connaissance du bilan du premier contrĂŽle et d'apporter des amĂ©liorations Ă  la situation. Les services de l'Ă©ducation nationale doivent s'attacher Ă  mettre en place un calendrier prĂ©cis des diffĂ©rentes Ă©tapes du contrĂŽle. Les IA-Dasen sensibiliseront leurs services Ă  la nĂ©cessitĂ© de se rĂ©fĂ©rer au calendrier annexĂ© Ă  la prĂ©sente circulaire cf. annexe 4. L'attention des personnes chargĂ©es des contrĂŽles doit ĂȘtre appelĂ©e sur le fait que la mise en Ɠuvre des plannings de contrĂŽle doit prĂ©voir la programmation d'un deuxiĂšme contrĂŽle en cas de nĂ©cessitĂ©. II. Suites rĂ©servĂ©es au premier contrĂŽle Le bilan du contrĂŽle est notifiĂ© systĂ©matiquement aux personnes responsables de l'enfant. Les personnels qui en sont chargĂ©s veillent Ă  ne pas se rĂ©fĂ©rer Ă  un niveau d'Ă©tudes pour apprĂ©cier les acquisitions de l'enfant cf. § Lorsque les personnes responsables de l'enfant sont averties que les rĂ©sultats du contrĂŽle sont jugĂ©s insuffisants, il doit leur ĂȘtre prĂ©cisĂ© en quoi l'instruction donnĂ©e ne permet pas la progression de l'enfant vers l'acquisition, Ă  la fin de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, des compĂ©tences et connaissances fixĂ©es par l'article D. 131-11 du code de l'Ă©ducation dans chacun des cinq domaines de compĂ©tence et de connaissances dĂ©clinĂ©s dans le socle commun. À cet Ă©gard, les objectifs de connaissances et de compĂ©tences attendues Ă  la fin de chaque cycle d'enseignement de la scolaritĂ© obligatoire peuvent utilement servir de rĂ©fĂ©rences pour expliquer en quoi la progression de l'enfant ne lui permet pas d'acquĂ©rir la maĂźtrise de l'ensemble des exigences du socle commun. Cette explication constitue une information utile pour permettre Ă  l'enfant de progresser. Dans cette hypothĂšse, les personnes responsables sont informĂ©es du dĂ©lai au terme duquel un deuxiĂšme contrĂŽle est prĂ©vu. Ce dĂ©lai doit leur permettre d'amĂ©liorer la situation ou de fournir des explications. Il apparaĂźt souhaitable que ce dĂ©lai ne soit pas infĂ©rieur Ă  un mois courant aprĂšs la date d'envoi des rĂ©sultats le cachet de La Poste faisant foi, afin de pouvoir apprĂ©cier valablement l'Ă©volution de la situation. Les personnes responsables sont Ă©galement avisĂ©es des sanctions auxquelles elles s'exposent en l'absence de prise en compte des observations Ă©mises lors du premier contrĂŽle. Il importe de veiller au strict respect de la procĂ©dure qu'organise l'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation, sa mĂ©connaissance risquant de conduire Ă  l'annulation par le tribunal administratif des dĂ©cisions prises. L'octroi d'un dĂ©lai avant l'intervention de la mise en demeure d'inscrire l'enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© constitue une garantie pour l'ensemble des membres de la famille TA Dijon, 12 janvier 2017, n° 1602088. Suites rĂ©servĂ©es au second contrĂŽle À l'issue de ce second contrĂŽle, le bilan est notifiĂ© aux personnes responsables. Si les rĂ©sultats du contrĂŽle sont toujours insuffisants, les parents sont mis en demeure par l'IA-Dasen d'inscrire l'enfant, dans les quinze jours qui suivent la notification, dans un Ă©tablissement d'enseignement public selon les rĂšgles habituelles d'inscription et d'affectation, ou dans un Ă©tablissement d'enseignement privĂ© de leur choix article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation. La mise en demeure de procĂ©der Ă  une telle inscription est motivĂ©e Ă  partir des conclusions du second contrĂŽle qui, comme celles notifiĂ©es aux personnes responsables Ă  l'issue du premier contrĂŽle, doivent prĂ©ciser en quoi l'instruction donnĂ©e ne permet pas la progression de l'enfant vers l'acquisition, Ă  la fin de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, des connaissances et compĂ©tences fixĂ©es par l'article D. 131-11 du code de l'Ă©ducation dans chacun des cinq domaines de connaissances et de compĂ©tences dĂ©clinĂ©s dans le socle commun. Les parents doivent communiquer au maire de la commune de rĂ©sidence le nom de l'Ă©tablissement dans lequel est inscrit l'enfant. Le maire en avise alors l'IA-Dasen. Dans de trĂšs rares cas, l'IA-Dasen peut proposer aux familles une rescolarisation au Cned dans une classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e. Ce cas d'espĂšce ne peut concerner, en toute hypothĂšse, que des enfants qui sont dans l'impossibilitĂ© d'ĂȘtre scolarisĂ©s dans un Ă©tablissement scolaire et pour lesquels l'enquĂȘte du maire ne rĂ©vĂšle pas d'incompatibilitĂ© entre les conditions de vie de la famille et une instruction dispensĂ©e dans la famille. Non-respect des procĂ©dures DĂ©faut de dĂ©claration Il est rappelĂ© que, si les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire ne sont pas inscrits dans un Ă©tablissement d'enseignement scolaire, les dĂ©clarations d'instruction dans la famille doivent parvenir chaque annĂ©e au maire et Ă  l'IA-Dasen cf. § Le dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction dans la famille prive les maires et l'IA-Dasen de la possibilitĂ© d'effectuer les enquĂȘtes ou contrĂŽles prĂ©vus par la loi. Lorsqu'un dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction dans la famille est constatĂ©, l'IA-Dasen doit faire procĂ©der en urgence Ă  un contrĂŽle selon les modalitĂ©s prĂ©vues ci-dessus cf. § Le contrĂŽle doit ĂȘtre effectuĂ© dans ce cas prĂ©cis sans dĂ©lai il n'y a pas lieu d'attendre le troisiĂšme mois suivant la dĂ©claration d'instruction que prĂ©voit le 3Ăšme alinĂ©a de l'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation. L'absence de dĂ©claration au maire que des enfants soumis Ă  l'obligation scolaire sont instruits dans la famille constitue, conformĂ©ment aux dispositions de l'article R. 131-18 du code de l'Ă©ducation, une infraction pĂ©nale qui peut ĂȘtre sanctionnĂ©e par une amende du montant prĂ©vu pour les contraventions de la cinquiĂšme classe. Elle doit par consĂ©quent ĂȘtre signalĂ©e au procureur de la RĂ©publique par toute autoritĂ© municipale ou acadĂ©mique qui en aura connaissance. Elle peut aussi faire l'objet d'une information prĂ©occupante pour enfant en danger auprĂšs du prĂ©sident du conseil dĂ©partemental cf. Opposition de la famille au contrĂŽle L'opposition de la famille aux contrĂŽles pĂ©dagogiques prĂ©vus par la loi constitue une infraction, que cette opposition se traduise par un refus du contrĂŽle ou par des entraves manifestes Ă  son dĂ©roulement. Une telle situation justifie que l'IA-Dasen la signale au procureur de la RĂ©publique. Cas du non-respect de la mise en demeure d'inscrire l'enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© Lorsque les personnes responsables d'un enfant, mises en demeure de scolariser leur enfant, refusent dĂ©libĂ©rĂ©ment, sans excuse valable, de l'inscrire dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ©, elles s'exposent Ă  une peine de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende article 227-17-1 du code pĂ©nal. Dans cette situation, il appartient Ă  l'IA-Dasen de signaler les faits au procureur de la RĂ©publique en vertu de l'article 40 du code de procĂ©dure pĂ©nale qui fait obligation Ă  tout fonctionnaire d'aviser sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique de tout crime ou dĂ©lit dont il acquiert la connaissance dans l'exercice de ses fonctions ». Cette situation peut Ă©galement faire, en parallĂšle, l'objet d'une information prĂ©occupante auprĂšs du prĂ©sident du conseil dĂ©partemental cf. Le bilan du contrĂŽle, prĂ©cisĂ©ment motivĂ© cf. § et sera joint au signalement. Cas particuliers Cas de dĂ©claration d'instruction dans la famille intervenant aprĂšs une mise en demeure d'inscription de l'enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© Lorsque des parents auxquels il a Ă©tĂ© enjoint d'inscrire leur enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© au cours d'une annĂ©e scolaire font une nouvelle dĂ©claration d'instruction dans la famille Ă  la rentrĂ©e scolaire suivante, il convient de diligenter un contrĂŽle dĂšs que possible afin de permettre, le cas Ă©chĂ©ant, une rescolarisation rapide dans un Ă©tablissement d'enseignement - si la dĂ©claration est intervenue dĂšs la rentrĂ©e scolaire, le premier contrĂŽle devra intervenir dĂšs les premiers jours du mois de novembre ; - si la dĂ©claration n'intervient pas dĂšs la rentrĂ©e scolaire, il convient de constater le dĂ©faut de dĂ©claration afin de diligenter sans dĂ©lai un contrĂŽle. Constat de l'absence totale d'instruction Au cours de leur contrĂŽle, les services de l'Ă©ducation nationale peuvent ĂȘtre confrontĂ©s Ă  la situation d'un enfant qui n'a jamais reçu une quelconque instruction, malgrĂ© une dĂ©claration d'instruction dans la famille adressĂ©e Ă  l'IA-Dasen. Dans ce cas, il est impĂ©ratif que l'IA-Dasen effectue en urgence, avant mĂȘme toute mise en demeure, un signalement au procureur de la RĂ©publique sur le fondement de l'article 227-17 du code pĂ©nal qui prĂ©voit que Le fait, par le pĂšre ou la mĂšre, de se soustraire, sans motif lĂ©gitime, Ă  ses obligations lĂ©gales au point de compromettre la santĂ©, la sĂ©curitĂ©, la moralitĂ© ou l'Ă©ducation de son enfant mineur est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende ». Constat de difficultĂ©s familiales ou de prĂ©somption d'une situation d'enfant en danger La vĂ©rification de l'acquisition de l'ensemble des connaissances et des compĂ©tences du socle commun est un des moyens qui peut permettre d'apprĂ©cier si l'enfant est soumis Ă  une emprise contraire Ă  son intĂ©rĂȘt, notamment une emprise sectaire, ou s'il se trouve dans un contexte de risque de radicalisation. Il faut alors que les autoritĂ©s compĂ©tentes pour assurer la protection de l'enfant soient saisies. Enfin, il convient d'envisager les situations oĂč, alors mĂȘme que l'instruction dans la famille n'est pas dĂ©ficiente, des Ă©lĂ©ments concordants permettent de penser que l'enfant qui fait l'objet du contrĂŽle est en danger ou risque de l'ĂȘtre au sens de l'article 375 du code civil cet article prĂ©voit que des mesures d'assistance Ă©ducative peuvent ĂȘtre ordonnĂ©es par le juge si la santĂ©, la sĂ©curitĂ© ou la moralitĂ© d'un mineur sont en danger ou en risque de danger ou si les conditions de son Ă©ducation ou de son dĂ©veloppement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises ou en risque de l'ĂȘtre. Il convient alors que l'IA-Dasen informe sans dĂ©lai des constatations opĂ©rĂ©es lors du contrĂŽle de l'instruction dans la famille les autoritĂ©s compĂ©tentes en matiĂšre de protection de l'enfance, selon les procĂ©dures prĂ©vues pour la transmission d'informations prĂ©occupantes par l'article L. 226-2-1 du code de l'action sociale et des familles, de la mĂȘme façon qu'il doit le faire lorsqu'il est informĂ© qu'un enfant scolarisĂ© est confrontĂ© Ă  des difficultĂ©s familiales de nature Ă  perturber son dĂ©veloppement. Il doit, pour ce faire, en avertir prĂ©alablement le pĂšre, la mĂšre ou toute autre personne exerçant l'autoritĂ© parentale, sauf intĂ©rĂȘt contraire de l'enfant. Cette transmission est effectuĂ©e selon les procĂ©dures fixĂ©es par le protocole Ă©tabli entre le prĂ©sident du conseil dĂ©partemental, le prĂ©fet du dĂ©partement, l'autoritĂ© judiciaire et les partenaires institutionnels concernĂ©s. Les informations prĂ©occupantes sont adressĂ©es Ă  la cellule de recueil, de traitement et d'Ă©valuation des informations prĂ©occupantes, en application de l'article L. 226-3 du code de l'action sociale et des familles. Une Ă©valuation de la situation sera rĂ©alisĂ©e par les services dĂ©partementaux en lien avec les partenaires concourant Ă  la protection de l'enfance et une aide Ă©ducative ou toute mesure de protection pourra ĂȘtre mise en Ɠuvre. Par ailleurs, en cas de danger grave ou imminent pour l'enfant, les personnes chargĂ©es du contrĂŽle peuvent aviser directement et sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique, afin que des mesures d'assistance Ă©ducative puissent ĂȘtre ordonnĂ©es conformĂ©ment Ă  l'article 375 du code civil. Dans ce cas, elles adressent une copie de cette transmission au prĂ©sident du conseil dĂ©partemental ainsi que le prĂ©voit l'article L. 226-4 du code de l'action sociale et des familles. III. L'enfant ne pouvant pas ĂȘtre scolarisĂ© dans un Ă©tablissement scolaire est inscrit au Cned en classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e Le rĂŽle du Cned a Ă©tĂ© redĂ©fini par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'Ă©cole de la RĂ©publique. C'est ainsi que dĂ©sormais l'article L. 131-2 du code de l'Ă©ducation prĂ©voit qu'un service public du numĂ©rique Ă©ducatif et de l'enseignement Ă  distance est organisĂ© notamment pour assurer l'instruction des enfants qui ne peuvent ĂȘtre scolarisĂ©s dans une Ă©cole ou dans un Ă©tablissement scolaire, notamment ceux Ă  besoins Ă©ducatifs particuliers. Des supports numĂ©riques adaptĂ©s peuvent ĂȘtre fournis en fonction des besoins spĂ©cifiques de l'Ă©lĂšve ». Le dernier alinĂ©a de l'article R. 426-2 du mĂȘme code prĂ©cise que le Centre national d'enseignement Ă  distance assure, pour le compte de l'État, le service public de l'enseignement Ă  distance. À ce titre, il dispense un service d'enseignement Ă  destination des Ă©lĂšves, notamment ceux qui relĂšvent de l'instruction obligatoire, ayant vocation Ă  ĂȘtre accueillis dans un des Ă©tablissements mentionnĂ©s aux articles L. 132-1 et L. 132-2 et ne pouvant ĂȘtre scolarisĂ©s totalement ou partiellement dans un de ces Ă©tablissements ». Les motifs de l'inscription au Cned en classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e ConformĂ©ment aux dispositions de l'article R. 426-2-1 du code de l'Ă©ducation, l'IA-Dasen du dĂ©partement de rĂ©sidence de l'enfant peut donner un avis favorable pour son inscription au Cned en classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e, pour l'un des motifs suivants qui justifient une telle inscription - des soins mĂ©dicaux dans la famille ne permettant pas la frĂ©quentation d'un Ă©tablissement scolaire ; - une situation de handicap dĂ»ment reconnue par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapĂ©es CDAPH dans le cadre du parcours de formation dĂ©fini Ă  l'article du code de l'Ă©ducation ; - des activitĂ©s sportives pratiquĂ©es dans le cadre d'une filiĂšre d'accession au haut niveau et non conciliables avec une scolaritĂ© complĂšte dans une Ă©cole ou un Ă©tablissement d'enseignement. À cet Ă©gard, l'IA-Dasen peut se reporter notamment aux catĂ©gories de sportifs mentionnĂ©es par la note de service n° 2014-71 du 30 avril 1994 relative au sport de haut niveau ; - des activitĂ©s artistiques intensives non conciliables avec une scolaritĂ© complĂšte dans une Ă©cole ou un Ă©tablissement d'enseignement ; - l'itinĂ©rance des parents en France sont concernĂ©s les enfants dont les parents sont en itinĂ©rance pour raisons professionnelles et les enfants issus des familles itinĂ©rantes et de voyageurs. Toutefois, comme l'indique la circulaire n° 2012-142 du 2 octobre 2012 relative Ă  la scolarisation et Ă  la scolaritĂ© des enfants issus de familles itinĂ©rantes et de voyageurs, la solution de l'inscription au Cned en classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e ne peut ĂȘtre envisagĂ©e que pour permettre la scolaritĂ© des enfants dont la frĂ©quentation scolaire assidue est rendue difficile par la trĂšs grande mobilitĂ© de leur famille. Elle ne saurait devenir le mode habituel de scolaritĂ© mais peut ĂȘtre activĂ©e dans des cas avĂ©rĂ©s de dĂ©placements frĂ©quents afin de permettre une continuitĂ© pĂ©dagogique ; - l'Ă©loignement gĂ©ographique d'un Ă©tablissement scolaire pour un Ă©lĂšve rĂ©sidant en France. Cet Ă©loignement sera notamment apprĂ©ciĂ© au regard de la durĂ©e moyenne du transport scolaire constatĂ©e dans le dĂ©partement. Dans ces cas, le Cned assure aux Ă©lĂšves un enseignement complet, avec suivi pĂ©dagogique, relevĂ©s de notes et avis de passage reconnu qui s'impose aux Ă©tablissements d'enseignement publics ou privĂ©s sous contrat. Dans toute la mesure du possible, il convient d'Ă©viter d'accorder une inscription au Cned en classe complĂšte rĂ©glementĂ©e pour des motifs qui ne relĂšvent pas de la liste ci-dessus. En tout Ă©tat de cause, une telle inscription ne peut ĂȘtre accordĂ©e pour simple convenance personnelle. Tout avis de l'IA-Dasen doit ĂȘtre motivĂ©. La mise en place d'une scolaritĂ© partagĂ©e entre le Cned et un Ă©tablissement scolaire Dans certaines situations, le recours au Cned Ă©tant parfois le seul moyen d'assurer une vĂ©ritable continuitĂ© pĂ©dagogique, il est cependant souhaitable, dans toute la mesure du possible, de mettre en place une scolaritĂ© partagĂ©e entre le Cned et une Ă©cole ou un Ă©tablissement afin de permettre, d'une part, Ă  l'Ă©lĂšve d'Ă©viter l'isolement vis-Ă -vis de la communautĂ© Ă©ducative et, d'autre part, aux enseignants de mieux suivre son Ă©volution en vue de favoriser son retour dans l'Ă©cole ou l'Ă©tablissement. Cette scolaritĂ© partagĂ©e peut permettre aux Ă©lĂšves inscrits au Cned en classe complĂšte rĂ©glementĂ©e de suivre certains cours notamment des disciplines non proposĂ©es par le Cned et de bĂ©nĂ©ficier des infrastructures et des activitĂ©s de l'Ă©tablissement scolaire afin de recevoir une aide mĂ©thodologique et de frĂ©quenter le centre de documentation. Dans tous ces cas de scolaritĂ© partagĂ©e, une double inscription est Ă  prĂ©voir. Il est Ă  noter que le Cned propose, pour les Ă©lĂšves inscrits au Cned en classe complĂšte rĂ©glementĂ©e, un modĂšle de convention de scolaritĂ© partagĂ©e dans le cadre d'une double inscription au Cned et dans un Ă©tablissement du premier degrĂ© ou du second degrĂ©. L'Ă©lĂšve Ă©tant inscrit Ă  titre principal au Cned, ce dernier est Ă  cet Ă©gard responsable de la gestion et du suivi de la scolaritĂ© de l'Ă©lĂšve. Le Cned est chargĂ© d'assurer l'ensemble des aspects du suivi de la scolaritĂ© la correction des devoirs du Cned, les conseils de classe, les procĂ©dures d'orientation, l'Ă©dition des bilans pĂ©riodiques et la gestion du livret scolaire numĂ©rique. III. 3 DĂ©marches Ă  accomplir Inscription Afin qu'aucun enfant n'Ă©chappe au contrĂŽle de l'obligation scolaire, l'IA-Dasen envoie chaque annĂ©e au Cned la liste des enfants pour lesquels il a donnĂ© un avis favorable Ă  l'inscription dans cet Ă©tablissement. Le Cned adresse en retour Ă  l'IA-Dasen la liste des enfants effectivement inscrits et indique ceux pour lesquels l'inscription n'a pas eu lieu. DĂ©claration DĂ©claration au maire Le Cned informe les maires concernĂ©s des inscriptions dans son Ă©tablissement d'enfants relevant de l'obligation scolaire. Cette information permet aux maires de diligenter l'enquĂȘte prĂ©vue par l'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation auprĂšs des familles concernĂ©es, et ce aux fins d'Ă©tablir uniquement quelles sont les raisons allĂ©guĂ©es par les personnes responsables, et s'il leur est donnĂ© une instruction dans la mesure compatible avec leur Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille. Le Cned adresse parallĂšlement aux familles un courrier les informant que, dans le cadre de l'instruction dans la famille, une enquĂȘte sera effectuĂ©e par le maire de leur commune de rĂ©sidence. DĂ©claration Ă  l'IA-Dasen agissant sur dĂ©lĂ©gation du recteur d'acadĂ©mie La dĂ©claration Ă  l'IA-Dasen n'est pas nĂ©cessaire l'IA-Dasen agissant sur dĂ©lĂ©gation du recteur d'acadĂ©mie ayant dĂ©livrĂ© un avis favorable Ă  l'inscription au Cned, ce dernier est d'ores et dĂ©jĂ  informĂ© de la situation. Certificat de scolaritĂ© Le Cned adresse Ă  la famille un certificat de scolaritĂ©, rendant inutile la dĂ©livrance par l'IA-Dasen d'une attestation d'instruction dans la famille. ContrĂŽles Depuis l'intervention de la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 relative Ă  la prĂ©vention de la dĂ©linquance, tous les enfants relevant de l'enseignement Ă  distance sont soumis au rĂ©gime dĂ©claratif de l'instruction Ă  domicile ainsi qu'aux enquĂȘtes du maire et aux contrĂŽles de l'IA-Dasen. NĂ©anmoins, le Cned, Ă©tablissement public national sous tutelle du ministre chargĂ© de l'Ă©ducation, est habilitĂ© Ă  assurer le service public de l'enseignement Ă  distance pour les enfants qui ne peuvent pas ĂȘtre scolarisĂ©s en Ă©tant prĂ©sents dans un Ă©tablissement public d'enseignement articles R. 426-1 Ă  R. 426-3 du code de l'Ă©ducation. Afin de ne pas alourdir inutilement le dispositif de contrĂŽles dĂ©jĂ  existant, les procĂ©dures de contrĂŽle de l'instruction dans la famille dĂ©crites ci-dessus ont Ă©tĂ© adaptĂ©es Ă  la situation particuliĂšre du Cned. Lorsque l'IA-Dasen a donnĂ© un avis favorable Ă  l'inscription d'un enfant au Cned en classe Ă  inscription rĂ©glementĂ©e, il lui en confie de facto le contrĂŽle pĂ©dagogique. DĂšs lors, l'IA-Dasen n'intervient que lorsque le Cned lui signale le cas d'enfants qui ne fournissent aucun travail. Il effectue alors les contrĂŽles prĂ©vus au la progression retenue Ă©tant celle correspondant au niveau dans lequel l'enfant est inscrit. Fait le 14 avril 2017 Annexe 1Courrier-type de l'inspecteur d'acadĂ©mie-directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale aux maires Monsieur le Maire, Le dispositif rĂ©glementaire qui encadre l'instruction dans la famille, et dans lequel les maires sont particuliĂšrement impliquĂ©s, a connu des Ă©volutions rĂ©centes dĂ©cret n° 2016-1452 du 28 octobre 2016 relatif au contrĂŽle de l'instruction dans la famille ou des Ă©tablissements d'enseignement privĂ©s hors contrat. La circulaire n° 2017-056 relative au contrĂŽle de l'instruction dans la famille prĂ©cise les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre de ce contrĂŽle. Elle insiste sur la nĂ©cessitĂ© d'avoir un recensement exhaustif des enfants instruits dans la famille afin de pouvoir effectuer les contrĂŽles prĂ©vus par la loi article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation d'une part, enquĂȘte de la mairie compĂ©tente, uniquement aux fins d'Ă©tablir quelles sont les raisons allĂ©guĂ©es par les personnes responsables, et s'il est donnĂ© Ă  l'enfant une instruction dans la mesure compatible avec son Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille » et, d'autre part, contrĂŽle pĂ©dagogique par les services de l'Ă©ducation nationale. ConformĂ©ment Ă  l'article L. 131-5 du code de l'Ă©ducation, les personnes responsables d'un enfant soumis Ă  l'obligation scolaire doivent le faire inscrire dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ©, ou bien dĂ©clarer au maire et Ă  l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation qu'elles lui feront donner l'instruction dans la famille. L'article L. 131-6 du code de l'Ă©ducation prĂ©cise, par ailleurs, qu'il revient au maire de dresser, chaque annĂ©e, Ă  la rentrĂ©e scolaire, la liste de tous les enfants rĂ©sidant dans sa commune et soumis Ă  l'obligation scolaire. Compte tenu de la place des maires dans le dispositif de recensement des enfants soumis Ă  l'obligation scolaire, j'appelle votre attention sur la nĂ©cessitĂ© de repĂ©rer les enfants ĂągĂ©s de six Ă  seize ans rĂ©sidant dans votre commune qui ne sont pas inscrits dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© et qui n'ont pas fait l'objet d'une dĂ©claration d'instruction dans la famille. ConformĂ©ment aux dispositions de l'article R. 131-4 du code de l'Ă©ducation, je vous remercie de me communiquer les noms et coordonnĂ©es des familles dont les enfants ĂągĂ©s de six Ă  seize ans ne seraient pas inscrits dans une Ă©cole ou un Ă©tablissement d'enseignement et n'auraient pas non plus fait l'objet d'une dĂ©claration d'instruction dans la famille afin que je puisse diligenter sans dĂ©lai un contrĂŽle pĂ©dagogique. Je vous demande Ă©galement, en application de l'article R. 131-3 du mĂȘme code, de bien vouloir mettre Ă  disposition de mes services la liste des enfants d'Ăąge scolaire afin qu'ils puissent de leur cĂŽtĂ© vous signaler les Ă©ventuelles omissions. Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, Ă  l'expression de toute ma considĂ©ration. Article L. 131-5 Les personnes responsables d'un enfant soumis Ă  l'obligation scolaire dĂ©finie Ă  l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ©, ou bien dĂ©clarer au maire et Ă  l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation, qu'elles lui feront donner l'instruction dans la famille. Dans ce cas, il est exigĂ© une dĂ©claration annuelle. Les mĂȘmes formalitĂ©s doivent ĂȘtre accomplies dans les huit jours qui suivent tout changement de rĂ©sidence ou de choix d'instruction. La prĂ©sente obligation s'applique Ă  compter de la rentrĂ©e scolaire de l'annĂ©e civile oĂč l'enfant atteint l'Ăąge de six ans. ... » Article L. 131-6 Chaque annĂ©e, Ă  la rentrĂ©e scolaire, le maire dresse la liste de tous les enfants rĂ©sidant dans sa commune et qui sont soumis Ă  l'obligation scolaire. Les personnes responsables doivent y faire inscrire les enfants dont elles ont la garde. Afin de procĂ©der au recensement prĂ©vu au premier alinĂ©a et d'amĂ©liorer le suivi de l'obligation d'assiduitĂ© scolaire, le maire peut mettre en Ɠuvre un traitement automatisĂ© de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel oĂč sont enregistrĂ©es les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel relatives aux enfants en Ăąge scolaire domiciliĂ©s dans la commune, qui lui sont transmises par les organismes chargĂ©s du versement des prestations familiales ainsi que par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation et par le directeur ou la directrice de l'Ă©tablissement d'enseignement ainsi qu'en cas d'exclusion temporaire ou dĂ©finitive de l'Ă©tablissement ou lorsqu'un Ă©lĂšve inscrit dans un Ă©tablissement le quitte en cours ou en fin d'annĂ©e. Un dĂ©cret en Conseil d'État, pris aprĂšs avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertĂ©s, dĂ©termine les conditions d'application du troisiĂšme alinĂ©a. Il prĂ©cise la liste des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel collectĂ©es, la durĂ©e de conservation de ces donnĂ©es, les modalitĂ©s d'habilitation des destinataires ainsi que les conditions dans lesquelles les personnes intĂ©ressĂ©es peuvent exercer leur droit d'accĂšs. » Article L. 131-10 Les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire qui reçoivent l'instruction dans leur famille, y compris dans le cadre d'une inscription dans un Ă©tablissement d'enseignement Ă  distance, sont dĂšs la premiĂšre annĂ©e, et tous les deux ans, l'objet d'une enquĂȘte de la mairie compĂ©tente, uniquement aux fins d'Ă©tablir quelles sont les raisons allĂ©guĂ©es par les personnes responsables, et s'il leur est donnĂ© une instruction dans la mesure compatible avec leur Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille. Le rĂ©sultat de cette enquĂȘte est communiquĂ© Ă  l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation. Lorsque l'enquĂȘte n'a pas Ă©tĂ© effectuĂ©e, elle est diligentĂ©e par le reprĂ©sentant de l'État dans le dĂ©partement. L'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation doit au moins une fois par an, Ă  partir du troisiĂšme mois suivant la dĂ©claration d'instruction par la famille, faire vĂ©rifier que l'enseignement assurĂ© est conforme au droit de l'enfant Ă  l'instruction tel que dĂ©fini Ă  l'article L. 131-1-1. Ce contrĂŽle prescrit par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant. Il vĂ©rifie notamment que l'instruction dispensĂ©e au mĂȘme domicile l'est pour les enfants d'une seule famille. Ce contrĂŽle est effectuĂ© sans dĂ©lai en cas de dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction par la famille, sans prĂ©judice de l'application des sanctions pĂ©nales. Le contenu des connaissances requis des Ă©lĂšves est fixĂ© par dĂ©cret. Les rĂ©sultats de ce contrĂŽle sont notifiĂ©s aux personnes responsables avec l'indication du dĂ©lai dans lequel elles devront fournir leurs explications ou amĂ©liorer la situation et des sanctions dont elles seraient l'objet dans le cas contraire. Si, au terme d'un nouveau dĂ©lai fixĂ© par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation, les rĂ©sultats du contrĂŽle sont jugĂ©s insuffisants, les parents sont mis en demeure, dans les quinze jours suivant la notification, d'inscrire leur enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© et de faire connaĂźtre au maire, qui en informe l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation, l'Ă©cole ou l'Ă©tablissement qu'ils auront choisi. » Article R. 131-3 Chaque annĂ©e, Ă  la rentrĂ©e scolaire, le maire dresse la liste de tous les enfants rĂ©sidant dans sa commune et qui sont soumis Ă  l'obligation scolaire. Sont mentionnĂ©s sur la liste les nom, prĂ©noms, date et lieu de naissance de l'enfant, les nom, prĂ©noms, domicile, profession des personnes qui en sont responsables. La liste scolaire est mise Ă  jour le premier de chaque mois. Pour en faciliter l'Ă©tablissement et la mise Ă  jour, les directeurs des Ă©coles ou les chefs des Ă©tablissements scolaires, publics ou privĂ©s, doivent dĂ©clarer au maire, dans les huit jours qui suivent la rentrĂ©e des classes, les enfants frĂ©quentant leur Ă©tablissement. L'Ă©tat des mutations sera fourni Ă  la mairie Ă  la fin de chaque mois. Les conseillers municipaux, les dĂ©lĂ©guĂ©s dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale, les assistants de service social, les membres de l'enseignement, les agents de l'autoritĂ©, le directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale agissant sur dĂ©lĂ©gation du recteur d'acadĂ©mie ou son dĂ©lĂ©guĂ© ont le droit de prendre connaissance et copie, Ă  la mairie, de la liste des enfants d'Ăąge scolaire. Les omissions sont signalĂ©es au maire, qui en accuse rĂ©ception. » Article R. 131-4 Le maire fait connaĂźtre sans dĂ©lai au directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale agissant sur dĂ©lĂ©gation du recteur d'acadĂ©mie, les manquements Ă  l'obligation d'inscription dans une Ă©cole ou un Ă©tablissement d'enseignement ou de dĂ©claration d'instruction dans la famille prĂ©vue par l'article L. 131-5 pour les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire. Sont Ă©galement habilitĂ©es Ă  signaler lesdits manquements au directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale agissant sur dĂ©lĂ©gation du recteur d'acadĂ©mie les personnes mentionnĂ©es au deuxiĂšme alinĂ©a de l'article R. 131-3. » Annexe 2ModĂšle d'accusĂ© de rĂ©ception d'une dĂ©claration d'instruction dans la famille par l'inspecteur d'acadĂ©mie-directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale M ......., J'accuse rĂ©ception de votre lettre du [date], par laquelle, conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 131-2 et L. 131-5 du code de l'Ă©ducation, vous dĂ©clarez vouloir instruire l'enfant les enfants [noms, prĂ©noms, Ăąges, lieux de naissance] dans la famille, Ă  compter du [date]. Cette dĂ©claration doit Ă©galement ĂȘtre adressĂ©e au maire de votre commune. À titre d'information, je vous prĂ©cise que le dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction dans la famille auprĂšs du maire est passible d'une contravention de cinquiĂšme classe article R. 131-18 du code de l'Ă©ducation. Ces dĂ©clarations devront ĂȘtre renouvelĂ©es chaque annĂ©e si votre vos enfants est sont toujours instruits dans la famille. Elles devront parvenir au maire et Ă  l'inspecteur d'acadĂ©mie-directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale Ă  la rentrĂ©e scolaire. Si vous changez de rĂ©sidence au cours de l'annĂ©e scolaire, vous devrez accomplir ces formalitĂ©s dans les huit jours qui suivent ce changement. Le choix que vous avez fait comporte des obligations lĂ©gales. L'instruction dispensĂ©e doit ĂȘtre conforme Ă  l'objet de l'instruction obligatoire dĂ©fini Ă  l'article L. 131-1-1 du code de l'Ă©ducation et doit amener l'enfant, Ă  l'issue de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, Ă  la maĂźtrise de l'ensemble des exigences du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture, conformĂ©ment aux dispositions des articles D. 131-11 et D. 131-12 du mĂȘme code. Les conditions et la qualitĂ© de l'instruction donnĂ©e feront l'objet de diffĂ©rents contrĂŽles, en application de l'article L. 131-10 du code de l'Ă©ducation - DĂšs la premiĂšre annĂ©e, puis tous les deux ans, le maire de votre commune procĂ©dera Ă  une enquĂȘte aux fins d'Ă©tablir quelles sont les raisons motivant le choix de ce mode d'instruction et s'il est donnĂ© Ă  l'enfant aux enfants une instruction dans la mesure compatible avec son leur Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille. - Au moins une fois par an, Ă  partir du troisiĂšme mois qui suit la dĂ©claration, je ferai vĂ©rifier que l'enseignement assurĂ© est conforme au droit de l'enfant Ă  l'instruction tel qu'il est dĂ©fini Ă  l'article L. 131-1-1 du code de l'Ă©ducation qui prĂ©voit que Le droit de l'enfant Ă  l'instruction a pour objet de lui garantir, d'une part, l'acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des Ă©lĂ©ments de la culture gĂ©nĂ©rale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d'autre part, l'Ă©ducation lui permettant de dĂ©velopper sa personnalitĂ©, son sens moral et son esprit critique, d'Ă©lever son niveau de formation initiale et continue, de s'insĂ©rer dans la vie sociale et professionnelle, de partager les valeurs de la RĂ©publique et d'exercer sa citoyennetĂ© ». Je ferai donc vĂ©rifier les acquisitions de l'enfant et, aprĂšs le premier contrĂŽle, sa progression, en tenant compte des amĂ©nagements justifiĂ©s par vos choix Ă©ducatifs. Le contrĂŽle se dĂ©roulera sous la forme d'un entretien, le cas Ă©chĂ©ant en prĂ©sence de votre enfant. Au cours de cet entretien, vous me prĂ©ciserez la dĂ©marche et les mĂ©thodes pĂ©dagogiques que vous mettez en Ɠuvre. Les diffĂ©rents travaux rĂ©alisĂ©s par l'enfant seront observĂ©s. Afin de permettre une meilleure Ă©valuation de ses acquisitions et de ses progrĂšs, des exercices individualisĂ©s, adaptĂ©s dans la mesure du possible Ă  vos choix Ă©ducatifs, lui seront demandĂ©s. Si la progression que vous entendez suivre diffĂšre de celle retenue par les programmes officiels de l'Ă©ducation nationale, je vous recommande de m'adresser un document explicitant vos choix Ă©ducatifs afin que je puisse organiser le contrĂŽle en consĂ©quence. Dans ce cas, il serait souhaitable que vous m'adressiez ce document prĂ©alablement au contrĂŽle, dans la mesure du possible, dĂšs que vous serez informĂ© de la date du contrĂŽle. À toutes fins utiles, le site Éduscol propose des documents d'accompagnement fournissant des Ă©lĂ©ments d'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant des connaissances et compĂ©tences Ă  la fin du cycle 2, 3 ou 4. Vous pouvez vous y rĂ©fĂ©rer si vous le souhaitez afin de dĂ©crire les Ă©lĂ©ments de la progression que vous avez retenue en fonction de vos choix Ă©ducatifs. Ces documents sont disponibles aux adresses suivantes ElĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 2 ElĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 3 ElĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 4 Si les rĂ©sultats du contrĂŽle s'avĂšrent insuffisants, il vous appartiendra de fournir des explications ou d'amĂ©liorer la situation dans les dĂ©lais qui vous seront fixĂ©s. Je ferai alors procĂ©der Ă  un deuxiĂšme contrĂŽle. Si les rĂ©sultats de ce deuxiĂšme contrĂŽle sont encore insuffisants, vous serez mis en demeure d'inscrire l'enfant au plus tĂŽt dans un Ă©tablissement scolaire, public ou privĂ©. Vous trouverez au verso de cet accusĂ© de rĂ©ception les principaux textes citĂ©s. Je vous prie d'agrĂ©er, M..., l'expression de ma considĂ©ration distinguĂ©e. Article L. 131-1-1 du code de l'Ă©ducation Le droit de l'enfant Ă  l'instruction a pour objet de lui garantir, d'une part, l'acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des Ă©lĂ©ments de la culture gĂ©nĂ©rale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d'autre part, l'Ă©ducation lui permettant de dĂ©velopper sa personnalitĂ©, son sens moral et son esprit critique, d'Ă©lever son niveau de formation initiale et continue, de s'insĂ©rer dans la vie sociale et professionnelle, de partager les valeurs de la RĂ©publique et d'exercer sa citoyennetĂ©. » Article L. 131-5 Les personnes responsables d'un enfant soumis Ă  l'obligation scolaire dĂ©finie Ă  l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ©, ou bien dĂ©clarer au maire et Ă  l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation, qu'elles lui feront donner l'instruction dans la famille. Dans ce cas, il est exigĂ© une dĂ©claration annuelle. Les mĂȘmes formalitĂ©s doivent ĂȘtre accomplies dans les huit jours qui suivent tout changement de rĂ©sidence ou de choix d'instruction. La prĂ©sente obligation s'applique Ă  compter de la rentrĂ©e scolaire de l'annĂ©e civile oĂč l'enfant atteint l'Ăąge de six ans. ... » Article L. 131-10 Les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire qui reçoivent l'instruction dans leur famille, y compris dans le cadre d'une inscription dans un Ă©tablissement d'enseignement Ă  distance, sont dĂšs la premiĂšre annĂ©e, et tous les deux ans, l'objet d'une enquĂȘte de la mairie compĂ©tente, uniquement aux fins d'Ă©tablir quelles sont les raisons allĂ©guĂ©es par les personnes responsables, et s'il leur est donnĂ© une instruction dans la mesure compatible avec leur Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille. Le rĂ©sultat de cette enquĂȘte est communiquĂ© Ă  l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation. Lorsque l'enquĂȘte n'a pas Ă©tĂ© effectuĂ©e, elle est diligentĂ©e par le reprĂ©sentant de l'État dans le dĂ©partement. L'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation doit au moins une fois par an, Ă  partir du troisiĂšme mois suivant la dĂ©claration d'instruction par la famille, faire vĂ©rifier que l'enseignement assurĂ© est conforme au droit de l'enfant Ă  l'instruction tel que dĂ©fini Ă  l'article L. 131-1-1. Ce contrĂŽle prescrit par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant. Il vĂ©rifie notamment que l'instruction dispensĂ©e au mĂȘme domicile l'est pour les enfants d'une seule famille. Ce contrĂŽle est effectuĂ© sans dĂ©lai en cas de dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction par la famille, sans prĂ©judice de l'application des sanctions pĂ©nales. Le contenu des connaissances requis des Ă©lĂšves est fixĂ© par dĂ©cret. Les rĂ©sultats de ce contrĂŽle sont notifiĂ©s aux personnes responsables avec l'indication du dĂ©lai dans lequel elles devront fournir leurs explications ou amĂ©liorer la situation et des sanctions dont elles seraient l'objet dans le cas contraire. Si, au terme d'un nouveau dĂ©lai fixĂ© par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation, les rĂ©sultats du contrĂŽle sont jugĂ©s insuffisants, les parents sont mis en demeure, dans les quinze jours suivant la notification, d'inscrire leur enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© et de faire connaĂźtre au maire, qui en informe l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation, l'Ă©cole ou l'Ă©tablissement qu'ils auront choisi. » Article L. 131-11 Les manquements aux obligations rĂ©sultant des articles L. 131-10 et L. 442-2 du prĂ©sent code sont sanctionnĂ©s par les dispositions des articles 227-17-1 et 227-17-2 du code pĂ©nal, ci-aprĂšs reproduites Art. 227-17-1 - Le fait, par les parents d'un enfant ou toute personne exerçant Ă  son Ă©gard l'autoritĂ© parentale ou une autoritĂ© de fait de façon continue, de ne pas l'inscrire dans un Ă©tablissement d'enseignement, sans excuse valable, en dĂ©pit d'une mise en demeure de l'inspecteur d'acadĂ©mie, est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. ... ». Article D. 131-11 Le contenu des connaissances requis des enfants relevant de l'obligation scolaire qui reçoivent une instruction dans leur famille ou dans les classes des Ă©tablissements d'enseignement privĂ©s hors contrat est dĂ©fini par l'annexe mentionnĂ©e Ă  l'article D. 122-2. » Article D. 131-12 L'acquisition des connaissances et compĂ©tences est progressive et continue dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et doit avoir pour objet d'amener l'enfant, Ă  l'issue de la pĂ©riode de l'instruction obligatoire, Ă  la maĂźtrise de l'ensemble des exigences du socle commun. La progression retenue doit ĂȘtre compatible avec l'Ăąge de l'enfant et son Ă©tat de santĂ©, tout en tenant compte des choix Ă©ducatifs effectuĂ©s et de l'organisation pĂ©dagogique propre Ă  chaque Ă©tablissement. » Article R. 131-13 Le contrĂŽle de la maĂźtrise progressive de chacun des domaines du socle commun est fait au regard des objectifs de connaissances et de compĂ©tences attendues Ă  la fin de chaque cycle d'enseignement de la scolaritĂ© obligatoire, en tenant compte des mĂ©thodes pĂ©dagogiques retenues par l'Ă©tablissement ou par les personnes responsables des enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille. » Article R. 131-14 Lorsque l'enfant reçoit une instruction dans la famille, le contrĂŽle de l'acquisition des connaissances et compĂ©tences prescrit par l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation se dĂ©roule sous la forme d'un entretien avec les personnes responsables de l'enfant soumis Ă  l'obligation scolaire, le cas Ă©chĂ©ant en prĂ©sence de ce dernier. Les personnes responsables de l'enfant prĂ©cisent notamment Ă  cette occasion la dĂ©marche et les mĂ©thodes pĂ©dagogiques qu'elles mettent en Ɠuvre. L'enfant effectue ensuite des exercices Ă©crits ou oraux, adaptĂ©s Ă  son Ăąge et son Ă©tat de santĂ©, destinĂ©s Ă  apprĂ©cier ses acquisitions dans le cadre fixĂ© aux articles D. 131-12 et R. 131-13. » Annexe 3ModĂšle de certificat attestant que l'enfant a fait l'objet d'une dĂ©claration d'instruction dans la famille, Ă  adresser par l'allocataire Ă  l'organisme dĂ©biteur de prestations familiales article L. 552-4 du code de la sĂ©curitĂ© sociale L'inspecteur d'acadĂ©mie-directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale de [...], atteste que [nom, prĂ©noms, date de naissance de l'enfant] a fait l'objet d'une dĂ©claration d'instruction dans la famille en date du [date] pour l'annĂ©e scolaire [millĂ©sime] ou depuis le [date du dĂ©but de la pĂ©riode d'instruction]. Annexe 4Calendrier indicatif du contrĂŽle de l'instruction dans la famille Calendrier de l'annĂ©e scolaire n rentrĂ©e scolaire en septembre de l'annĂ©e n En juin de l'annĂ©e scolaire n-1 prĂ©paration de l'annĂ©e scolaire suivante annĂ©e scolaire n - Informer les parents ayant instruit leur enfant dans la famille en annĂ©e n-1 de l'obligation de rĂ©itĂ©rer les dĂ©clarations au maire et Ă  l'IA-Dasen s'ils souhaitent renouveler l'instruction dans la famille. - Effectuer une prĂ©vision des effectifs des enfants qui seront instruits dans la famille au titre de l'annĂ©e n Ă  partir des informations donnĂ©es par les familles. - Envoyer les prĂ©visions des effectifs aux inspecteurs et les informer des changements majeurs. En septembre de l'annĂ©e scolaire n - RĂ©ceptionner les dĂ©clarations des personnes responsables des enfants instruits dans la famille. Envoyer les accusĂ©s de rĂ©ception. - RepĂ©rer les enfants instruits dans la famille l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente et n'ayant pas fait l'objet d'une dĂ©claration. VĂ©rifier s'ils sont inscrits dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ©. Prendre contact avec la famille s'ils ne font l'objet d'aucune inscription dans un Ă©tablissement scolaire. Effectuer sans dĂ©lai un contrĂŽle en cas de dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction par la famille. - Élaborer un calendrier prĂ©visionnel des contrĂŽles pĂ©dagogiques. En octobre de l'annĂ©e scolaire n - Prendre connaissance et copie, dans les mairies, de la liste des enfants d'Ăąge scolaire afin d'identifier ceux qui ont fait l'objet que d'une seule dĂ©claration, soit auprĂšs de la mairie, soit auprĂšs de la DSDEN, ou qui, n'ayant fait l'objet d'aucune dĂ©claration, ne sont pas inscrits dans un Ă©tablissement scolaire. Signaler les omissions aux maires. - Effectuer sans dĂ©lai un contrĂŽle des enfants en cas de dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction dans la famille. De novembre Ă  fĂ©vrier de l'annĂ©e scolaire n - Mise en place des premiers contrĂŽles
Lespersonnes responsables ainsi mises en demeure sont tenues de scolariser l'enfant dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé au moins jusqu'à la fin

Du 2 mai au 30 septembre 2022, le service scolaritĂ© et affectations vous accueillera par tĂ©lĂ©phone de 8h30 Ă  est conseillĂ© de prioriser le courrier Ă©lectronique pour toute demande relative Ă  l'affectation dans un collĂšge ou un lycĂ©e. Vie de l'Ă©lĂšve La vie scolaire Les sorties scolaires Les accidents scolaires Éducation Ă  la sĂ©curitĂ© routiĂšre Calendriers scolaires dĂ©partementaux Calendrier 2020-2021 Calendrier 2021-2022 Les Fonds sociaux Le fonds social collĂ©gien Le fonds social lycĂ©en Le fonds social pour les cantines Parcours de l'Ă©lĂšve Inscriptions et affectation PrĂ©vention du dĂ©crochage scolaire Information Orientation Instruction En Famille IEF, une dĂ©rogation au principe de scolarisation en Ă©tablissement scolaire L'instruction est obligatoire pour tous les enfants Ă  partir de 3 ans et jusqu'Ă  16 ans. Elle est donnĂ©e dans un Ă©tablissement scolaire public ou privĂ©. A titre exceptionnel, sous conditions, l'instruction peut ĂȘtre dispensĂ©e en famille, sur autorisation prĂ©alable du directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale loi n°2021-1109 du 24 aoĂ»t 2021 confortant le respect des principes de la RĂ©publique et les dĂ©crets d’application du 15 fĂ©vrier 2022. L’autorisation ne peut ĂȘtre accordĂ©e que pour l'un des 4 motifs suivants Etat de santĂ© ou situation de handicap de l'Ă©lĂšve Pratique d’activitĂ©s sportives ou artistiques intensive ItinĂ©rance de la famille en France Existence d'une situation propre Ă  l'enfant motivant le projet Ă©ducatif L'instruction en famille peut ĂȘtre dispensĂ©e par les reprĂ©sentants lĂ©gaux, ou par toute personne de leur choix. Les familles peuvent choisir d'ĂȘtre soutenues dans leur dĂ©marche par des cours d'enseignement Ă  distance. Dans le cas oĂč le directeur acadĂ©mique autorise l'instruction pour les motifs 1,2 ou 3, la famille peut demander au Centre National d'Enseignement Ă  Distance CNED Ă  bĂ©nĂ©ficier de la gratuitĂ© des enseignements CNED rĂ©glementĂ©. Les autres organismes auxquels feraient appel les familles, ne permettent pas la prise en charge financiĂšre par l'État. L'instruction donnĂ©e et les progrĂšs de l'enfant sont contrĂŽlĂ©s. 1. Une demande d'autorisation d’Instruction En Famille est dĂ©posĂ©e au titre de chaque rentrĂ©e scolaire La demande est adressĂ©e au directeur acadĂ©mique de son dĂ©partement de rĂ©sidence, entre le mardi 1er mars et le mardi 31 mai 2022 modĂšle ci-dessous selon le cas a- Vous faites une premiĂšre demande d'autorisation d'instruction en famille, au titre de la rentrĂ©e scolaire 2022 Demande d'autorisation d'instruction en famille-formulaire b- Votre enfant est dĂ©clarĂ© instruit en famille Ă  la rentrĂ©e scolaire 2021 auprĂšs des autoritĂ©s compĂ©tentes, et les rĂ©sultats de son bilan pĂ©dagogique sont favorables ; vous pouvez bĂ©nĂ©ficier d'un rĂ©gime dĂ©rogatoire Renouvellement Ă  la rentrĂ©e scolaire 2022 d'une demande d'instruction en famille A titre exceptionnel et pour les seules demandes formulĂ©es au titre de la rentrĂ©e scolaire 2022 En lieu et place de la carte nationale d'identitĂ© de l'enfant, la seule transmission d’une copie lisible du livret de famille ou d’un extrait d’acte de naissance sera considĂ©rĂ©e comme suffisante. L'omission dĂ©clarative auprĂšs du directeur acadĂ©mique, constituant une infraction pĂ©nale, expose toute personne exerçant l'autoritĂ© parentale ou une autoritĂ© de fait, Ă  encourir une peine d'amende de 1 500 euros maximum. Cette omission doit ĂȘtre signalĂ©e au procureur de la RĂ©publique par toute autoritĂ© municipale ou acadĂ©mique qui en aura connaissance. Tout changement de situation intervenu en cours d’annĂ©e doit faire l’objet dans les huit jours suivant ce changement, d’une information aux maires et directeur acadĂ©mique compĂ©tents territorialement. La demande d'autorisation d'instruction en famille et le dossier correspondant sont transmis au directeur acadĂ©mique des services de l'Ă©ducation nationale avant le mardi 31 mai 2022 Ă  l'adresse suivante Courriel Ă  privilĂ©gier Direction des Services DĂ©partementaux de l'Éducation Nationale des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques Service scolaritĂ© et affectations 2 place d’Espagne 64038 PAU CEDEX La demande d'autorisation d'IEF est signĂ©e par les responsables lĂ©gaux. Le directeur acadĂ©mique accuse rĂ©ception de cette demande ; Ă©ventuellement en signalant le caractĂšre incomplet du dossier. La dĂ©cision du directeur acadĂ©mique est prise dans un dĂ©lai de 2 mois Ă  compter de la rĂ©ception du dossier complet ; l'absence de rĂ©ponse au-delĂ  de ce dĂ©lai vaut une dĂ©cision implicite d'acceptation. 2. Les contrĂŽles des collectivitĂ©s locales et de l’autoritĂ© acadĂ©mique Une enquĂȘte est menĂ©e par le maire la premiĂšre annĂ©e ; elle est renouvelĂ©e tous les 2 ans, jusqu'aux 16 ans de l'enfant. L'objectif de l'enquĂȘte sera de vĂ©rifier la rĂ©alitĂ© des motifs avancĂ©s pour obtenir l’autorisation d’instruction en famille. L'enquĂȘte doit aussi dĂ©terminer si l'Ă©cole Ă  la maison est compatible avec l'Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille, Une enquĂȘte sociale menĂ©e Ă©ventuellement par le conseil dĂ©partemental, Un contrĂŽle pĂ©dagogique par l’autoritĂ© acadĂ©mique. Dans le cas d'une inscription au CNED rĂ©glementĂ© prise en charge financiĂšre par l'État des enseignements dispensĂ©s par le CNED, le contrĂŽle pĂ©dagogique et celui concernant l'assiduitĂ© de l'Ă©lĂšve, sont effectuĂ©s par le centre national d'enseignement Ă  distance, qui transmet les Ă©lĂ©ments Ă  la direction des services dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale. A partir du troisiĂšme mois qui suit la dĂ©livrance de l'autorisation d'instruction dans la famille et au moins une fois par an, le directeur acadĂ©mique fait vĂ©rifier que l'enseignement assurĂ© est conforme au droit de l'enfant Ă  l'instruction tel qu'il est dĂ©fini Ă  l'article du code de l'Ă©ducation. Un dĂ©faut d'autorisation d’IEF permet aussi au directeur acadĂ©mique de procĂ©der Ă  un contrĂŽle pĂ©dagogique, sans prĂ©judice d’application des sanctions pĂ©nales L131-10. Les rĂ©sultats du contrĂŽle sont notifiĂ©s aux personnes responsables de l'enfant. Lorsque les rĂ©sultats de ce contrĂŽle sont insuffisants, les personnes responsables de l'enfant sont informĂ©es du dĂ©lai au terme duquel un second contrĂŽle est prĂ©vu, ainsi que des insuffisances auxquelles il convient de remĂ©dier. Si les rĂ©sultats du second contrĂŽle sont Ă©galement insuffisants, le directeur acadĂ©mique met en demeure les personnes responsables de l'enfant d'inscrire ce dernier dans un Ă©tablissement scolaire public ou privĂ© pour l'annĂ©e scolaire qui court et la suivante, dans les 15 jours suivant la notification de cette mise en demeure. Le non-respect de cette mise en demeure expose les personnes responsables de l'enfant Ă  une sanction pĂ©nale. L'institution scolaire veille Ă  accompagner au mieux les familles qui ont optĂ© pour ce mode d'instruction. Cette relation, qui repose sur la bienveillance, le respect et la confiance mutuels, a pour objet la rĂ©ussite et l'Ă©panouissement des enfants et des adolescents instruits dans la famille. En savoir plus IV de l'article 49 de la loi n°2021-1109 du 24 aoĂ»t 2021 confortant le respect des principes de la RĂ©publique, Articles L131-1 Ă  L131-11-1, L131-12, L133-10 et L133-11 du code de l’éducation Articles R131-11 Ă  R 131-11-3 et R 131-18 du code de l'Ă©ducation ÉlĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 2 ÉlĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 3 ÉlĂ©ments pour l'apprĂ©ciation du niveau de maĂźtrise satisfaisant en fin de cycle 4 SantĂ©-Social Ă©lĂšves Divison SantĂ©-Social des Ă©lĂšves Parents d'Ă©lĂšves ReprĂ©sentation des parents d'Ă©lĂšves Site de l'Ă©ducation nationale Bourses Bourses acadĂ©miques

leurspeuples par un large accĂšs Ă  l'Ă©ducation et par la mise Ă  jour permanente des connaissances, la mise en Ɠuvre des autres politiques et actions de l'Union. Article 13 Lorsqu'ils formulent et mettent en Ɠuvre la politique de l'Union dans les domaines de l'agriculture, de la pĂȘche, des transports, du marchĂ© intĂ©rieur, de la recherche et dĂ©veloppement
Article 86 abrogé Version en vigueur du 01 janvier 2005 au 19 mai 2011Abrogé par LOI n°2011-525 du 17 mai 2011 - art. 67 Les établissements publics de coopération intercommunale ou plusieurs communes d'un commun accord, ou une commune, peuvent, aprÚs avis des conseils des écoles concernées et accord de l'autorité académique, mener, pour une durée maximum de cinq ans, une expérimentation tendant à créer des établissements publics d'enseignement primaire. Dans le respect des dispositions des d'enseignement primaire. Dans le respect des dispositions des articles L. 211-1 et L. 411-1 à L. 411-3 du code de l'éducation, les statuts de ces établissements sont adoptés par délibération, aprÚs accord du représentant de l'Etat. Le conseil d'administration de l'établissement comprend des représentants des collectivités territoriales, des enseignants et des parents. Un décret en Conseil d'Etat détermine les rÚgles d'organisation et de fonctionnement de cet établissement ainsi que les modalités d'évaluation des résultats de l'expérimentation.
Lesrésultats de ces examens sont mentionnés dans le livret prévu à l'article L. 231-7 du présent code. Cette surveillance médicale ne dispense pas les employeurs des sportifs professionnels titulaires d'un contrat de travail au titre du 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail de satisfaire aux obligations qui
Les enfants soumis Ă  l'obligation scolaire qui reçoivent l'instruction dans leur famille, sont dĂšs la premiĂšre annĂ©e, et tous les deux ans, l'objet d'une enquĂȘte de la mairie compĂ©tente, uniquement aux fins d'Ă©tablir quelles sont les raisons allĂ©guĂ©es par les personnes responsables, et s'il leur est donnĂ© une instruction dans la mesure compatible avec leur Ă©tat de santĂ© et les conditions de vie de la famille. Le rĂ©sultat de cette enquĂȘte est communiquĂ© Ă  l'inspecteur d'acadĂ©mie, directeur des services dĂ©partementaux de l'Ă©ducation nationale. Lorsque l'enquĂȘte n'a pas Ă©tĂ© effectuĂ©e, elle est diligentĂ©e par le reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement. L'inspecteur d'acadĂ©mie doit au moins une fois par an, Ă  partir du troisiĂšme mois suivant la dĂ©claration d'instruction par la famille, faire vĂ©rifier que l'enseignement assurĂ© est conforme au droit de l'enfant Ă  l'instruction tel que dĂ©fini Ă  l'article L. 131-1-1. Ce contrĂŽle prescrit par l'inspecteur d'acadĂ©mie a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant. Il vĂ©rifie notamment que l'instruction dispensĂ©e au mĂȘme domicile l'est pour les enfants d'une seule famille. Ce contrĂŽle est effectuĂ© sans dĂ©lai en cas de dĂ©faut de dĂ©claration d'instruction par la famille, sans prĂ©judice de l'application des sanctions pĂ©nales. Le contenu des connaissances requis des Ă©lĂšves est fixĂ© par dĂ©cret. Les rĂ©sultats de ce contrĂŽle sont notifiĂ©s aux personnes responsables avec l'indication du dĂ©lai dans lequel elles devront fournir leurs explications ou amĂ©liorer la situation et des sanctions dont elles seraient l'objet dans le cas contraire. Si, au terme d'un nouveau dĂ©lai fixĂ© par l'inspecteur d'acadĂ©mie, les rĂ©sultats du contrĂŽle sont jugĂ©s insuffisants, les parents sont mis en demeure, dans les quinze jours suivant la notification, d'inscrire leur enfant dans un Ă©tablissement d'enseignement public ou privĂ© et de faire connaĂźtre au maire, qui en informe l'inspecteur d'acadĂ©mie, l'Ă©cole ou l'Ă©tablissement qu'ils auront choisi.
Contenantdes informations sur ton enfant, votre mode d’instruction, vos manuels. En rĂ©sumĂ©, les aider Ă  savoir ce qui les attend et faciliter le contrĂŽle, pour tout le monde. Toutefois, certaines personnes pensent/disent qu’un projet pĂ©dagogique peut dĂ©savantager lors d’un contrĂŽle de l’Inspection AcadĂ©mique.
Article R131-10-3 Les organismes chargés du versement des prestations familiales transmettent au maire, à sa demande et par voie sécurisée, les données suivantes 1° Données relatives à l'identité de l'enfant ouvrant droit au versement de prestations familiales nom, prénom, date de naissance, sexe ; 2° Données relatives à l'identité de l'allocataire nom, prénom, adresse. Article précédent Article R131-10-2 Article suivant Article R131-10-4 DerniÚre mise à jour 4/02/2012
\n \n \narticle l 131 10 du code de l éducation
ArticleR131-12 du Code de l'éducation. Copier. Suivre. Autour de l'article (10) Commentaires 4. Décisions 6. Document parlementaire 0. Une seule plateforme, toute l'information juridique Article 65 - Loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale 1 »Version à la date format JJ/MM/AAAAou du
Code de l'Ă©ducation Sam 20 Avr - 7:28 par InvitĂ© » DĂ©claration Sam 20 Avr - 7:05 par InvitĂ©. Qui est en ligne ? Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 EnregistrĂ©, 0 Invisible et 1 InvitĂ© Aucun Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 15 le Lun 27 Avr - 11:30. Partenaires: Sos Parents AbusĂ©s Leur page facebook. Le Deal du moment : L’édition Collector de la BD Saint
ÉvoquĂ© Ă  l'occasion de l'adoption de la loi confortant le respect des principes de la RĂ©publique, l'an passĂ©, le rĂ©fĂ©rentiel national des enfants soumis Ă  l'obligation d'instruction ne sera finalement pas mis en place par le ministĂšre de l'Éducation nationale. C'est Ă  bas bruit, Ă  l'occasion d'une rĂ©ponse Ă  une question parlementaire publiĂ©e il y a plusieurs mois, que le ministre de l'Éducation nationale a enterrĂ© l'idĂ©e de crĂ©er un rĂ©fĂ©rentiel national des enfants soumis Ă  l'obligation d'instruction. La pĂ©riode estivale est traditionnellement propice Ă  l'Ă©tablissement par les maires de la liste scolaire. Dans sa question au ministre de l'Éducation nationale, le dĂ©putĂ© de l'Eure-et-Loir Luc Lamirault estimait pourtant qu'"il est reconnu que ce contrĂŽle est souvent difficile notamment du fait du manque d'information accessible pour connaĂźtre l'identitĂ© des enfants en Ăąge d'ĂȘtre instruits". C'est pourquoi il souhaitait savoir oĂč en Ă©tait le projet de mise en place d'un groupe de travail entre les ministĂšres de l'Éducation nationale et de la CohĂ©sion des territoires "afin d'expertiser les moyens permettant d'Ă©tendre Ă  l'ensemble des communes la mise en Ɠuvre d'un traitement automatisĂ© de donnĂ©es pour le recensement scolaire". On se souvient que la question avait ressurgi Ă  l'occasion de l'examen de la loi du 24 aoĂ»t 2021 confortant le respect des principes de la RĂ©publique. Afin notamment de renforcer le suivi de l'obligation d'instruction par le maire et l'autoritĂ© de l'État compĂ©tente en matiĂšre d'Ă©ducation et de s'assurer ainsi qu'aucun enfant n'est privĂ© de son droit Ă  l'instruction, l'article 51 du texte a prĂ©vu que chaque enfant soumis Ă  l'obligation d'instruction se voit attribuer un identifiant national, y compris lorsqu'il est instruit en famille. CoĂ»t trop Ă©levĂ© Dans sa rĂ©ponse, le ministre de l'Éducation nationale prĂ©cise que des Ă©changes avec le ministĂšre de la CohĂ©sion des territoires ont eu lieu au dĂ©but de 2021 pour savoir "dans quelle mesure il pourrait ĂȘtre pertinent, pour faciliter le travail des maires, de construire un rĂ©fĂ©rentiel national des enfants soumis Ă  l'obligation d'instruction" sur le modĂšle du rĂ©pertoire Ă©lectoral unique REU. Mais, souligne-t-il immĂ©diatement aprĂšs, "cette piste se heurte Ă  plusieurs Ă©cueils, dont notamment la question de l'alimentation initiale de ce rĂ©pertoire qui devrait non seulement recenser la totalitĂ© des enfants de trois Ă  seize ans rĂ©sidant sur le territoire national, mais Ă©galement renseigner Ă  tout moment leur commune de rĂ©sidence". Plus largement, le ministre pointe le "coĂ»t", le "dĂ©lai de dĂ©veloppement" et la "complexitĂ©" de cette solution, "Ă©tant rappelĂ© que l'objectif recherchĂ© est en particulier de pouvoir attribuer un numĂ©ro INE aux enfants 'hors-radars', soit moins de 1% des enfants d'Ăąge scolaire". Le ministre rappelle donc que "la piste la plus opĂ©rationnelle pour fiabiliser l'Ă©tablissement de la liste scolaire et, surtout, garantir autant que faire se peut son exhaustivitĂ©, reste celle de la systĂ©matisation de la transmission" aux maires des fichiers des ayants droit des prestations familiales par les organismes chargĂ©s de leur versement. Les maires peuvent en faire la demande sur la base de l'article du Code de l'Ă©ducation. m2A7Kpr.
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  • article l 131 10 du code de l Ă©ducation